Nick Kyrgios
Nick Kyrgios | THOMAS SAMSON / AFP

Kyrgios tient son rang contre Cecchinato

Publié le , modifié le

Nick Kyrgios (N.17) a franchi sans encombre le cap du premier tour en dominant en 2h22 et trois sets serrés l’Italien Marco Cecchinato 7-6(6), 7-6(6), 6-4. Le jeune Australien (21 ans) a tout de même dû s’employer pour lutter contre un adversaire coriace et ses sautes d’humeur récurrentes. Il affrontera au 2e tour le Batave Igor Sijsling qui a sorti le Roumain Adrian Ungur en trois petites manches, 6-1, 6-2, 7-6 (7/5), avec en point de mire un éventuel 3e tour contre Richard Gasquet (N.9).

Nick Kyrgios est un phénomène. L’Australien est l’un des joueurs les plus spectaculaires du circuit n’en déplaise à ses détracteurs. Révélé au grand public lors de Wimbledon 2014 lorsqu’il élimina Gasquet en sauvant neuf balles de match puis Nadal en huitièmes de finale, le joueur d’origine grecque poursuit sa progression sans perdre de temps.

50 points gagnants mais trop de fautes

Monté au 19e rang ATP, son meilleur classement pour l’instant, Kyrgios a attaqué ce Roland-Garros en position de tête de série numéro 17 après les forfaits de Federer et Monfils. Il bénéficiait d’un premier tour abordable face à Marco Cecchinato (124e).

Malgré une belle résistance du Transalpin, l’Aussie a assuré l’essentiel : 50 points gagnants dont 16 aces, et surtout 52 points gagnés sur 64 après sa première balle ! Malgré tout, Kyrgios s’est énervé à plusieurs reprises, pestant contre lui-même notamment lorsqu’il a caviardé des occasions de break (seulement une convertie sur 13).


Il n’a par contre jamais été mis en danger, Cecchinato se procurant une seule balle de break de la rencontre. Et il a même commis moins de fautes que son rival (26 contre 32) tout au long d’un match décousu, alternant quelques points en mode showtime et des erreurs grossières.

Il fonce sur Gasquet​

Quart de finaliste à deux reprises en Majeurs (battu par Milos Raonic en 2014 à Wimbledon et par Andy Murray en 2015 à Melbourne), Nick Kyrgios devra hausser son niveau de jeu s’il veut accéder au top 8 du tournoi. Battu au 3e tour l’année passée, l’enfant terrible du tennis australien pourrait cette année y retrouver Richard Gasquet, un joueur dont il admire le revers.

Demi-finaliste à Estoril, quart de finaliste à Madrid où il avait dominé Wawrinka avant de donner du fil à retordre à Nadal, l’Australien a des qualités pour briller sur terre battue à condition de ne pas se disperser et de bénéficier de conditions de jeu plus rapides, moins humides. Les deux prochains matches en diront davantage sur le potentiel réel de ce joueur atypique qui avoue préférer le basket au tennis.

Grégory Jouin @GregoryJouin