Andy Murray
L'Ecossais Andy Murray en défense | AFP - PHILIPPE LOPEZ

Gros coup de chaleur sur Murray

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Au forceps et dans la douleur, Andy Murray a franchi le 1er tour de Roland-Garros aux dépens de Radek Stepanek 3-6, 3-6, 6-0, 6-3, 7-5. Interrompu par la nuit lundi, le match s'est prolongé jusqu'au cinquième set, où le Tchèque est passé à deux points de la victoire lorsqu'il menait (5-4) sur le service de l'Ecossais. Après avoir frôlé l'élimination, le vainqueur du tournoi de Rome devra enchaîner mercredi avec un duel face au jeune Français Mathias Bourgue.

Radek Stepanek, c'est l'anti-Murray. Pas de musculature proéminente, pas de cris et de manifestations sonores intempestives, et un jeu totalement tourné vers l'offensive à base de montées à contre-temps, de retours suivis au filet... Bref, le Tchèque est un véritable poison pour ceux qui aiment jouer en cadences. Soit la majorité des joueurs du circuit.

L'ancien 8e mondial est au crépuscule de sa carrière, du haut de ses 37 ans. Son 128e rang mondial l'a même contraint à passer par le stade des qualifications. Mais durant ces deux jours, il a retrouvé un peu de sa superbe face à Andy Murray, qui l'avait dominé jusque-là six fois en huit rencontres. La nuit avait interrompu le bras de fer qui commençait à tourner en faveur du Britannique, qui menait 4-2 dans le 4e set après avoir perdu les deux premières manches (6-3, 6-3) et avalé la troisième (6-0). De retour sur le Chatrier, le N.2 mondial pensait bien apposer sa puissance et son rythme et à un presque "quadra" dont le physique devait forcément siffler après les trois tours de qualifications et ce 1e tour.

Vidéo: Stepanek met le Chatrier en ébullition

La 4e manche dans la poche, l'ancien protégé d'Amélie Mauresmo n'avait plus qu'à enfoncer le clou. Mais le Tchèque n'est pas né de la dernière pluie, et il avait encore plus d'un tour dans son sac. Collant au score, résistant à la pression adverse à chaque jeu de service, Stepanek a même frôlé l'exploit, passant à deux points de la victoire. Sans parvenir à franchir ces dernières marches. C'est au contraire Andy Murray qui s'emparait finalement de l'engagement adverse pour conclure sur le sien, et se trouver nettement soulagé. "Lorsqu'on a arrêté de jouer hier, j'avais un bon niveau de jeu", racontait-il en conférence de presse. "Il faut revenir sur le court le lendemain. Et de surcroît, contre un adversaire qui a un jeu peu orthodoxe, donc c'était très délicat. Ce n'était pas facile du tout je dois dire aujourd'hui." Et d'expliquer: "C'est très difficile de repousser votre adversaire derrière la ligne du fond du court. Il faut frapper la balle à plat parfois. Ce n'est pas véritablement du jeu sur terre battue en raison de la lourdeur du court. Il rentrait dans le court, il prenait la balle tôt, il dictait le jeu."

L'Ecossais est passé à deux doigts d'être éliminé d'entrée pour la première fois à Roland-Garros depuis sa première participation en 2006, où il s'était incliné contre Gaël Monfils. C'est un autre Français qui sera face à lui demain: Mathias Bourgue.

Vidéo: Le soulagement d'Andy Murray