Gilles Simon au bout du suspense

Gilles Simon au bout du suspense

Publié le , modifié le

S'il avait assez facilement franchi le premier tour, Gilles Simon a connu un second tour épique, mercredi, face à l'Argentin Guido Pella, 48e joueur mondial. Le Français, tête de série N.16, a en effet concédé les deux premiers sets, pestant contre lui-même, avant de se ressaisir pour s'imposer en cinq sets (4-6, 1-6, 7-5, 7-6[4], 6-4) et 4h32 de jeu. Au prochain tour, Simon affrontera le Serbe Viktor Troicki (N.22).

Simon dans la panade

Gilles Simon ne s’attendait sans doute pas à jouer un match marathon en entrant sur le court N.1, ce mercredi. Mais face à l’Argentin Guido Pella, qu’il affrontait pour la première fois, on peut dire que le Français est tombé sur un os. Dès le premier set, il a été accroché par son adversaire et a commencé à grimacé et à pester contre son jeu en panne flagrante de réussite.

Après avoir perdu le premier set 4-6, Il s’est littéralement effondré lors de la seconde manche. A la peine sur son coup droit, le Niçois n’a pas caché son agacement. « Je ne mets pas un coup droit aujourd’hui. Je ne sais pas pourquoi elle ne veut pas y aller ! » puis « Je ne touche pas une bille ! ». Des mots qui ont largement souligné son désarroi. Notamment quand Pella a profité d’une énième faute du Français pour remporter le second set 6-1.

La confiance enfin de retour

A ce stade de la rencontre et vu l’abattement de Simon, on s’est demandé comment ce dernier allait pouvoir se sortir de cette impasse. Mais comme il n’est pas joueur à se laisser couler, Simon a fait du Simon. Dans une troisième manche plus équilibrée, il a semblé retrouver son calme mais aussi un peu son tennis. Breaké au 3e jeu, il a su revenir à 3-3 avant de s’adjuger le set (7-5) et de revenir ainsi dans la partie. Au plus grand bonheur du public du court N.1 qui s’est alors époumoner à grands coups de « Gilou ! Gilou ! ».

Le quatrième set a encore été très accroché, au point que les deux hommes ont du en passer par un tie-break pour se départager. Et à ce jeu-là, c’est Simon qui a eu le dernier mot (7-6[4]). En face, l’Argentin a commencé à montrer des signes de faiblesse. « Gilou », toujours encouragé chaleureusement par le public, a maintenu le cap et a tenu bon dans l’ultime manche. Il lui aura toutefois fallu pas moins de 7 balles de match pour remporter cette improbable mais non moins incroyable victoire.

Isabelle Trancoën