Gaël Monfils
Gaël Monfils | AFP

Gaël Monfils joue avec le feu face à Edouard Roger-Vasselin

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Dans le deuxième duel franco-français de la journée, Gaël Monfils a eu raison d’Edouard Roger-Vasselin au terme d’un match alternant le bon et le beaucoup moins bon 6-2, 6-7, 6-1, 7-5. S’il souhaite aller loin à Roland-Garros, le Parisien devra faire preuve de plus de rigueur, et ce, dès le prochain tour face au vainqueur du match opposant l’Argentin Diego Schwartzman à l’Autrichien Andreas Haider-Maurer.

Comme il en a peut-être trop souvent pris l’habitude, Gaël Monfils a alterné le très bon et le médiocre face à son compatriote. Face à un joueur qu’il a battu sèchement (6-3, 6-2) en février pour leur seul affrontement sur le circuit ATP, le N.2 français a d’abord fait parler la poudre, enchaînant les services puissants et les aces. Moins habitué à se retrouver sur le Court Suzanne-Lenglen, Roger-Vasselin a été rapidement dépassé par la fougue de son adversaire.

Tenant du titre en double avec Julien Benneteau, il n’a jamais fait mieux qu’un 16e de finale (en 2007) en simple. Adepte du jeu à la volée, le Francilien a rapidement pris l’eau face à la puissance de son adversaire qui a empoché la première manche 6-2. Mais avec Monfils, tout est possible. Confiant dans son jeu, trop peut-être, ce dernier a commencé à tenter des coups improbables. Alors que Roger-Vasselin maîtrisait parfaitement les amorties, la tête de série N.14 ne connaissait pas la même réussite sur ce coup.  

Belle défense de Roger-Vasselin

Signe que Monfils se relâchait un peu, il blaguait avec l’arbitre de chaise, et n’hésitait pas à féliciter oralement les bons points obtenus par Roger-Vasselin. Et non seulement celui-ci enchaînait les coups gagnants, mais il proposait une défense impériale face à Monfils qui avait à présent du mal à tenir les échanges. Le vent n'arrangeait pas ses affaires, et les deux hommes devaient en passer par un tie-break, Monfils commettait deux énormes fautes et Roger-Vasselin égalisait à un set partout 7-6 (5).

Il fallait bien cela pour piquer au vif le 14e joueur mondial. Conscient qu’il pouvait passer à côté de son match, « la Monf’ » repartait au combat, serrant son service et s’appliquant bien plus dans les échanges. Plus offensif, il poussait le 123e mondial à commettre des fautes. Même au filet, Roger-Vasselin ne trouvait plus la même efficacité, commettait des erreurs de placement sur ses montées et devait céder cette troisième manche 6-1.  

Sur courant alternatif

Branché sur courant alternatif, Monfils se faisait de nouveau accrocher dans la quatrième manche. Bien décidé à vendre chèrement sa peau, Roger-Vasselin se montrait à son tour plus offensif, reculant de moins en moins dans les échanges et se retrouvait à 4-4. Monfils parvenait à lui prendre son service, et espérait conclure, mais trop hésitant, il échouait sur son engagement pour voir son adversaire revenir à 5-5. A l’image de son match en dents de scie, il reprenait le dessus, et finissait par s’imposer sur un jeu blanc 7-5, à la fois soulagé et inquiet.

Romain Bonte