Richard Gasquet, après son élimination face à Andy Murray en quart de finale de Roland-Garros.
Richard Gasquet, après son élimination face à Andy Murray en quart de finale de Roland-Garros. | AFP

Fataliste, Gasquet a quand même réussi "un très bon Roland-Garros"

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Richard Gasquet "aurait aimé aller plus loin" dans cette édition 2016 de Roland-Garros. Mais le Français, qui n'avait jamais atteint les quarts de finale, le reconnaît: Andy Murray était trop fort pour lui. L'Ecossais l'a "bluffé" au retour. Même si la fin du deuxième set aurait pu tout changer. Qu'importe: Gasquet, demi-finaliste à Wimbledon et quart de finaliste à l'US Open, revient à son meilleur niveau. A l'écouter, il a "franchi un palier".

Sur son visage, il y avait un brin de fatalisme. Mais il était teinté de satisfaction : celle d’avoir réussi "un très bon Roland-Garros", à défaut d'être "grand". Mais Richard Gasquet s’est arrêté en quarts de finale. Mercredi, le Français est tout simplement tombé sur plus fort que lui. Sur "l’un des meilleurs retourneurs du monde" : Andy Murray. Une heure après avoir cédé devant l’Ecossais (5-7, 7-6, 6-0, 6-2), Gasquet était encore "bluffé" par le numéro 2 mondial. "Il ne rate pas un retour. C’est impressionnant. A chaque fois, je sers les angles. Mais il remet tout. Et ça m’a fait mal. C’est vraiment un joueur très solide."

"Solide", certes. Mais peut-être pas intouchable si le Biterrois avait su empocher un deuxième set qui lui tendait les bras. "Si je le gagne, clairement, ça devient un autre match. Il ne reste plus qu’un set à prendre. Tout devient possible. Son début de troisième set est phénoménal. Si j’avais gagné le précédent, il l’aurait sûrement pas joué de la sorte."

"Mon niveau se situe clairement entre la 5e et la 15e place mondiale"

Au contraire, Murray "n’a rien lâché". Et les efforts consentis pour revenir de 5-2 à 5-5 dans les deux premiers sets se sont faits sentir. "Ça m’a usé, admet le Français. La force que t’as un peu moins dans les jambes, tu la paies cash." Surtout sur un court qu’il a "rarement vu aussi lent". "Les balles étaient grosses, lourdes. Il me fallait quinze frappes pour faire un point. J’aurais préféré une terre plus sèche, plus rapide."

Mais le 12e joueur mondial ne se cherche pas d’excuses. Sa voix trahit davantage l’idée du devoir accompli, d’un retour au premier plan, matérialisé par une demie et deux quarts lors de ses trois derniers Grands Chelems. "J’ai franchi un palier, insiste celui qui a sorti le Brésilien Thomaz Belluci, l'Américain Bjorn Fratangelo, l'Australien Nick Kyrgios et le Japonais Kei Nishikori. Physiquement, je reviens. Mon niveau se situe clairement entre la 5e et la 15e place mondiale. Ces joueurs-là, je suis capable de tous les battre. Après, pour les trois premiers, c’est autre chose. Alors, bien sûr, j’aurais aimé aller plus loin. Mais je me suis régalé."