Stade Roland-Garros
Les courts de Roland-Garros, dont le court Philippe Chatrier, vus du court Suzanne Lenglen | AFP / RIA Novosti / Alexey Kudenko

Extension de Roland-Garros: Le Conseil de Paris temporise

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Le Conseil de Paris a adopté à une courte majorité jeudi deux voeux des écologistes demandant au gouvernement, contre l'avis de la mairie, de temporiser sur le projet d'extension Roland-Garros, ce qui ne l'empêchera pas de donner son feu vert au projet s'il le souhaite, comme l'a souligné Anne Hidalgo (PS). Les deux voeux ont été approuvés par 82 conseillers de Paris, 76 votant contre. Il y a eu une abstention. Les Verts, l'UMP et le centre ont uni leurs voix contre celles du PS et du PCF. Gilbert Ysern, directeur générale du tournoi, a regretté que le projet soit "une fois de plus otage de jeux politiciens".

"Les deux voeux sont adoptés. Nous nous retrouverons pour l'inauguration de  Roland-Garros", a commenté la maire de Paris. Le vote du Conseil de Paris, qui vient après "20 délibérations" favorables  au projet défendu par la Fédération française de tennis (FFT), n'est en effet  pas de nature à bloquer le projet, même si c'est un revers politique pour la  maire de Paris. Anne Hidalgo avait souligné au cours des débats qu'aucune "décision"  n'était attendue du Conseil de Paris, celle-ci "incomb(ant) au gouvernement".

 "Le Premier ministre est extrêmement favorable, comme le président de la  République, à ce dossier (...) Ce projet verra le jour, ce projet sera salué,  nous serons tous là pour son inauguration", a-t-elle déclaré. Les opposants au projet espèrent toutefois que la ministre de l'Ecologie  Ségolène Royal se saisisse du vote du Conseil de Paris pour poursuivre la  concertation et donner une chance à leur projet alternatif, qui prévoit de  couvrir une partie de l'autoroute A13, afin de préserver l'intégrité du jardin  des Serres d'Auteuil.

"Otage de jeux politiciens" selon Ysern

Le projet d'extension de Roland-Garros est  "une fois de plus otage de jeux politiciens qui nous dépassent", a affirmé  jeudi Gilbert Ysern, directeur général du tournoi, en réaction à l'adoption de  deux voeux des écologistes par le conseil de Paris. "J'ai de très sérieux doutes que le motif du vote de ce matin soit  Roland-Garros", a poursuivi Gilbert Ysern, également directeur général de la  fédération française de tennis (FFT). "Je pense que tout le monde saura faire  la part des choses. Ce vote", a renchéri Gilbert Ysern, "ne change rien au fait que l'on est  arrivé au terme de cinq ans de procédure et que l'on attend avec impatience nos  permis de construire." 

La FFT doit choisir le 20 juin l'entreprise de BTP retenue pour les travaux  qu'elle espère voir débuter en septembre. "Nous sommes en plein tournoi et nous sentons bien au quotidien la  nécessité de réaliser cette extension", a conclu le DG du tournoi du Grand  Chelem parisien.

AFP