Espoirs français, bis repetita, chaise roulante… le “Set à suivre” de la 6e journée 

Publié le , modifié le

Auteur·e : Théo Gicquel
Garcia
Caroline Garcia est une des deux rescapés français de la journée | CRÉDITTHOMAS SAMSON / AFP

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Verra-t-on des Français en deuxième semaine ? Marco Cecchinato peut-il refaire le coup de 2018 ? Kiki Bertens va-t-elle encore finir en chaise roulante ? Voici quelques unes des questions que l'on se pose dans ce sixième "Set à suivre".

• Wawrinka - Gaston, un nouvel espoir

D’ordinaire, c’est le nom de  Gaël Monfils ou de Jo-Wilfried Tsonga que l’on scrute lorsqu’on observe le tableau messieurs du 3e tour. L’année 2020 n’a décidément rien de normal : on a beau "scroller" le programme officiel, on n’y trouve plus qu'un seul Tricolore, et pas le plus connu : Hugo Gaston. 239e mondial au début du tournoi, le gaucher qui a reçu une invitation porte à lui seul sur ses jeunes épaules (20 ans) le destin français. 

Après Maxime Janvier (204e) et Yoshihito Nishioka (52e), autre paire de manches avec Stan Wawrinka (17e). Bon certes, ce n’est plus le cogneur effréné de 2015 mais le Suisse est toujours aussi élégant et redoutable à Paris. Passer sur le corps de Wawrinka ne serait pas un mince exploit pour Gaston, qui n’avait jamais franchi un tour en Grand Chelem avant la quinzaine. 

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• Coria - Sinner, au nom du frère

Si vous avez plus de 20 ans, le nom de Coria vous évoque sans doute un frêle Argentin, un pur terrien qui partage le sobriquet de "El Mago" avec les magiciens du football que sont Pablo Aimar et David Silva. Mais Federico Coria ne partage pas simplement le patronyme avec Guillermo, il est son jeune frère. A 28 ans, Federico semble enfin suivre le destin que son aîné poursuivait : il vient de rentrer dans le top 100 mondial et a battu Benoit Paire au tour précédent. 

Face au talentueux Jannik Sinner, tombeur de David Goffin au premier tour, Coria continue de soigner sa crise d’identité dont il est enfin sorti. "Lorsque j’étais jeune, j'ai passé de très mauvais moment car je voulais passer inaperçu, je voulais être l'un de mes coéquipiers, jouer sur un terrain aléatoire, perdre et ne pas avoir à donner de note", expliquait Coria en avril au site Infobae. "Je venais à n'importe quel tournoi et mon frère l'avait gagné deux ans plus jeune. Et je n'ai pas montré de signes de niveau ou de résultats montrant que ça allait être proche, c'était comme comparer une Ferrari avec un vélo". Enfin désinhibé de l’ombre imposante de son frère, Federico peut enfin être lui-même et plus le "frère de". Découverte en vue.

Federico Coria.
Federico Coria. © AFP

• Bertens - Siniakova, Super crampes ?

Percluse de crampes au point d’en hurler de douleur et de faire dégonder son adversaire Sara Errani au tour précédent, Kiki Bertens est sortie du court en fauteuil roulant, incapable de marcher. Pourtant, c’est bien elle qui a gagné ce match irréel. Dans quelle condition retrouverons nous la Néerlandaise ? Elle a déjà disputé six sets en deux matches, et son statut de tête de série n°5 n’inquiète visiblement pas ses adversaires. Katerina Siniakova, 61e mondiale, n’a a priori rien de terrifiant pour une Bertens à son top niveau. Mais rien ne va comme prévu pour elle dans ce Roland-Garros. 

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• Garcia - Mertens, s’en tenir à Caro

Avec Clara Burel et Fiona Ferro elle est la seule rescapée des Françaises dans le tableau féminin. Si les deux jeunes pousses (19 ans pour Burel, 23 ans pour Ferro) ne cessent de crever l’écran, Caroline Garcia a pour elle son lot de certitudes sur la terre battue parisienne. Elle s’en tiendra à ça pour affronter la 20e mondiale Elise Mertens vendredi. 

Convaincante lors de ses deux premières joutes, Garcia a dominé Anett Kontaveit, 21e mondiale. Pas de raison donc de partir défaitiste malgré les bons résultats de la Belge. "Depuis la reprise des tournois, elle est vraiment super solide, elle a gagné énormément de matches. Elle est vraiment performante, donc en pleine confiance. Elle a l’air performante sur toutes les surfaces.", expliquait Garcia, gênée à un genou lors de son tour précédent. Objectif deuxième semaine, comme en 2017 (¼ de finale) et 2018 (⅛ de finale).

• Zverev - Cecchinato, au bon souvenir de 2018 ?

Demi-finale de Roland-Garros 2018. Un illustre inconnu au sourire charmeur élimine Pablo Carreño Busta et David Goffin à la surprise générale. Personne ne connaît Marco Cecchinato mais tout le monde va très vite retenir son nom : l’Italien se paie le luxe presque ultime de s’offrir Novak Djokovic en quart de finale après un tie-break embrasé remporté 11-9 sur un Chatrier en délire.

Depuis, Marco Cecchinato n’a pas vraiment su s’installer durablement, en témoigne sa 110e place mondiale actuelle. Issu cette année des qualifications, l’Italien joue cette année un très bon tennis : il a écarté facilement Alex de Minaur (tête de série n°25) et Juan Ignacio Londero. Face à un Alexander Zverev sur un fil contre Pierre-Hugues Herbert (victoire en cinq sets) au tour précédent, il y a tout pour refaire un coup.

Marco Cecchinato lors de Roland-Garros 2020.
Marco Cecchinato lors de Roland-Garros 2020. © Riccardo Antimiani / POOL / AFP