Emilio Gomez, la difficile succession

Emilio Gomez, la difficile succession

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A 24 ans, Emilio Gomez participe pour la première fois aux qualifications de Roland-Garros. Un an avant sa naissance, son père, Emilio, soulevait la Coupe des Mousquetaires. Un héritage qui peut être lourd à porter.

Le nom de Gomez est un nom répandu en Amérique du Sud. En Equateur, ce nom a une résonnance très particulière. En juin 1990, à la surprise générale, Andres Gomez remportait les Internationaux de France, au nez et à la barbe d’un André Agassi qui se croyait alors maudit à Paris. Dix-sept mois plus tard, le joueur à la patte gauche incroyable devenait papa pour la deuxième fois, d’un petit Emilio. Et 24 ans après, ce même Emilio se trouve sur les courts de la Porte-d’Auteuil, où il participe aux qualifications.

Contrairement à son père, Emilio n’est pas gaucher. Actuellement 243e mondial, il tente de se faire un prénom et surtout de percer à l’international. Chez lui, en Equateur, il est devenu le N.1, la période des frères Lapentti (Nicolas qui a été 8e mondial en 1999, Giovanni qui a été 110e) étant achevée. Au 1er tour, malgré la tension de se trouver dans un lieu chargé de l’histoire familiale, Emilio Gomez a disposé du Français Tak-Khunn Wang. Mais il n'a pas franchi le 2e tour, battu par l'Argentin Andres Molteni 7-6 (7/3), 6-4. Il n'est pas le seul "fils de" à n'avoir pas brillé lors de ces qualifications. Serguei Bubka, fils de la légende de la perche du même nom, a été écarté dès le 1er tour par l'Allemand Gojowczyk (N.9). A 27 ans, il pointe au-delà de la 1000e place mondiale.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze