Venus Williams Open Australie
La joueuse américaine Venus Williams | AFP - PAUL CROCK

Dans l’ombre de Serena, Venus brille toujours

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Longtemps, le tennis féminin a parlé de l’hégémonie des sœurs Williams. Depuis, la cadette Serena a clairement pris l’ascendant sur Venus, si bien que l’on a parfois l’impression de ne plus entendre parler de sa grande frangine. Mais à 35 ans, l’aînée de ces grandes championnes reste toujours aussi redoutable. Aujourd'hui, la tête de série N.9 n'a pas traîné en s'imposant 6-2, 6-1 face à une jeune compatriote de tout juste 20 ans, Louisa Chirico.

Une fois les Belges Kim Clijsters et Justine Henin parties, c’est un véritable boulevard qui s’est offert aux deux Américaines, qui depuis 2002 ont à elles deux raflé tout près de la moitié des titres en Grand Chelem (28 sur 57 possibles). Leur finale à l’US Open 2001, où deux sœurs s’affrontent pour la première fois de l’histoire, n’est que le début d’une longue domination. Cette fois-là, Venus aura le dernier mot.

Bloquée à sept Grand Chelem

Depuis ses débuts en 1994 ponctués d’une première finale à l’US Open 1997 (perdue face à Martina Hingis), Venus Williams a empoché 49 titres, dont sept en Grand Chelem. Après 22 ans d’une longue carrière qui n’est pas encore terminée, Venus reste comme sa sœur (mais dans une moindre mesure), parmi les toutes meilleures joueuses mondiales.

Aujourd’hui, alors que Serena domine le circuit de la tête et des épaules avec notamment 21 titres du Grand Chelem, la grande sœur ne s’en sort pas si mal. N.11 mondiale, la native de Lynwood tient encore la dragée haute aux cadors de la WTA. Le bilan de Venus face à sa sœur est d’ailleurs loin d’être ridicule, avec 11 victoires contre 16 défaites.

Des nombreux pépins physiques

Mais les blessures ne l’ont jamais épargnée. Dès 2003 et un souci à l’abdomen, les pépins physiques vont s’enchaîner. Lors de la saison 2006, elle ne disputera que six tournois en raison d’un poignet souffrant. En 2011, Venus n’apparaîtra qu’à quatre reprises. Cette fois, l’Américaine découvre qu’elle souffre d’une maladie auto-immune. Depuis Wimbledon 2008, elle n’a plus remporté le moindre titre en Grand Chelem, alors que Serena en a ajouté 13 à son palmarès.

Absente à Madrid, elle a de nouveau connu une saison difficile. Sortie dès son premier match à Auckland, à l'Open d'Australie, à Indian Wells et à Miami, elle s’est néanmoins remise en selle peu à peu, avec notamment son titre à Taipei. Ce jeudi, elle donné une petite leçon de tennis à sa jeune compatriote Louisa Chirico (6-2, 6-1), histoire de dire que la relève doit encore attendre un peu... A Roland-Garros où elle n’a plus atteint la finale (perdue face à sa sœur) depuis 2002, l’ancienne N.1 mondiale risque néanmoins de rester dans l’ombre de Serena. Mais il ne tient qu’à elle d’en sortir.

Romain Bonte