Combien gagnent les joueurs à Roland-Garros ?

Combien gagnent les joueurs à Roland-Garros ?

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En 2014, Rafael Nadal et Maria Sharapova ont empoché 1,5 million d'euros chacun après leur victoire Porte d’Auteuil. Cette année à Roland-Garros, le prize-money (la somme reversée aux joueurs) a été revu à la hausse, que ce soit du premier tour à la finale. Les vainqueurs des Internationaux de France gagneront ainsi 300 000 euros de plus que l’an passé, une défaite au premier tour étant "payée" 27 000 euros. Mais Roland-Garros n'est toutefois pas le tournoi le plus rémunérateur...

Une hausse de 13,42 %

Évidemment, le commun des mortels ne cracherait pas sur les 27 000 euros promis aux éliminés du premier tour. Mais ils ne sont que 128 joueurs et 128 joueuses –professionnels- à pouvoir accéder au fameux tableau final des Internationaux de France. Si cette somme reste élevée, elle peut permettre aux moins bien classés qui ne bénéficient pas toujours de grands sponsors, de couvrir les importants frais liés à leur activité (nombreux déplacements, hébergement, rémunération du staff technique et médical). Une élimination au premier des trois tours des qualifications est rétribuée 3 000 euros.

Sur les 20 896 000 reversés sur l’édition 2015, les 64 joueurs et 64 joueuses éliminés d’entrée, recevront pour lot de consolation 27 000 € chacun. Et plus les joueurs et joueuses avancent dans leur tableau, plus leur gain grandit. Atteindre le deuxième tour assure 50 000 € aux compétiteurs, qui toucheront 85 000 € au troisième tour, 145 000 € pour un huitième de finale, 250 000 € pour un quart, 450 000 € pour une demie, 900 000 pour atteindre la finale, et enfin 1,8 million d'euros pour le vainqueur !

Hommes et femmes à égalité

Alors que les joueuses se plaignaient de ne pas être logées à la même enseigne que leurs collègues masculins, les organisateurs leur ont finalement donné raison. Depuis 2007, la parité a donc été instaurée aussi bien à Roland-Garros qu’à Wimbledon, sachant que c’était déjà le cas à l’US Open (dès 1973) et à l’Open d’Australie (2000).

Depuis quelques années, les tournois majeurs semblent d’ailleurs se livrer une petite guerre à ce niveau. Par rapport à l’édition 2014, le prize-money de 2015 à Roland-Garros sur les tableaux du simple messieurs et dames, a enregistré une hausse notoire globale de 13,42 %. Mais les prix reversés aux joueurs à Roland-Garros sont nettement moins importants qu’à Wimbledon. Une défaite au premier tour dans le Temple du tennis, est « rémunérée » 29 000 livres sterling, soit environ 41 000 euros (14 000 euros de différence). Le vainqueur final touchera 1,88 million de livres sterling, soit environ 2,65 millions d'euros (852 000 € de différence). A Melbourne, le vainqueur a touché cette année environ 2, 28 millions d'euros, et lors de la précédente édition de l’US Open le gagnant a récupéré 2,73 millions d'euros.

De gros écarts du Top 1 au Top 100

En termes de salaires, les écarts entre joueurs sont assez conséquents. L’actuel N.1 mondial, Novak Djokovic a gagné depuis le début de l’année près de 6 millions de dollars de prize –money (sans compter les contrats avec ses sponsors). Troisième mondial, Andy Murray a amassé pour cette année 3 millions de dollars. Et si l’on regarde un peu plus bas dans le classement, Marinko Matosevic qui est 102e à l’ATP, a touché 146 812 dollars. Le 200e, Jimmy Wang, a gagné 38 244 dollars.

Côté féminin, la N.1 Serena Williams a empoché 4 millions de dollars de gains. La 100e mondiale, Kirsten Flipkens, a touché 90 912 dollars, tandis que la 200e selon le classement WTA, Jessica Moore, s’est contentée de 22 647 dollars depuis le 1er janvier.
Chaque tournoi bénéficie évidemment de dotations plus ou moins élevées. A titre de comparaison, les tournois du Challenger Tour (le circuit secondaire) qui ont également connu une forte hausse de leurs prix sont dotés de 50 000 dollars, l’hébergement étant pris en charge pour les joueurs du tournoi principal, ce qui est toujours bon à prendre…

Vidéo : l'exemple de Pauline Parmentier

Un reportage pour le 12/13 de Jean-Sébastien Fernandes

Romain Bonte