Andy Murray
Le joueur écossais Andy Murray | AFP - MARTIN BUREAU

Andy Murray domine facilement le géant Ivo Karlovic

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Andy Murray s’est tranquillement qualifié pour les huitièmes de finale des Internationaux de France en dominant en trois manches le Croate Ivo Karlovic, 6-1, 6-4, 7-6 (7/4). Au prochain tour, le numéro 2 mondial pourrait affronter un autre grand serveur, John Isner, si l’Américain élimine le Russe Teymuraz Gabashvili.

Andy Murray avait besoin de rassurer. Et de se rassurer. Après deux matches en cinq sets contre Radek Stepanek et Mathias Bourgue, le numéro 2 mondial se frottait à un autre joueur piège par excellence, le Croate Ivo Karlovic. A 37 ans, la tête de série numéro 27 n’est pas une terreur, mais dans un bon jour son double mètre (2,11m) peut s’avérer dévastateur et son service devenir une arme redoutable. Heureusement Murray a la recette pour l’avoir dominé six fois en six rencontres. La septième a confirmé cette tendance lourde. Malgré un troisième set accroché remporté au tie-break après 1h56 de jeu, Murray n’a pas eu à s’employer comme lors des tours précédents. Il s’est aussi échauffé en vue d’un éventuel huitième de finale contre John Isner.

Le tennis peut parfois se résumer à un seul coup de raquette. Un gros service et voilà le travail. Résumer Ivo Karlovic à sa seule mise en jeu est sans doute réducteur, mais face à Murray c’est pourtant la seule carte qu’il avait à jouer. Même lorsqu’il s’avançait au filet, ses 2 mètres 11 ne résistaient pas à la main du Britannique. Lobs, passings court croisé, toute la palette y est passée. Si la promenade du premier set remporté en 24 minutes avec deux breaks infligés au Croate ne s’est pas répétée, Murray n’a pas tremblé.

Même quand les aces croates pleuvaient (14 au total, 8 dans la troisième manche) et réveillaient le clan croate qui encourageait son poulain, Murray a tenu bon. Jamais en difficulté sur sa mise en jeu, tout juste a-t-il été mené 0-30 au cœur de la deuxième manche après deux amorties ratées, l’Ecossais a attendu le tie-break pour porter le coup de grâce. Il y a fait étalage de son talent avec notamment un passing à l'aveugle de toute beauté qui a parfaitement lancé son jeu décisif. Murray a enfin passé moins de deux heures sur un court cette année à Roland. Une bonne nouvelle pour lui.

Benoit Jourdain @BenJourd1