Nicolas Roche (AG2R-La Mondiale)
Nicolas Roche | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Roche : « Il faudra de l’endurance et de la force »

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Nicolas Roche vit un drôle de Tour de France. Sur le courant alternatif, le deuxième leader d’AG2R-La Mondiale espère être enfin dans un bon jour pour le Galibier. Selon lui, il faudra surveille Ivan Basso, celui qui n’a plus rien à perdre chez les favoris.

Q : Nicolas, quel est votre état de forme pour ces trois jours décisifs avant Paris ?
R : « Joker ! Je ne sais pas. C’est une période un petit peu difficile donc je prends jour par jour. La condition je la trouve plus ou moins selon les kilomètres. Malheureusement, dernièrement c’était plus +moins+ que +plus+. Donc c’est vraiment difficile de répondre. »

Q : Faut-il plus craindre l’étape de l’Alpe d’Huez que celle du Galibier à cause de sa faible distance ?
R : « Peut-être mais le Galibier reste le Galibier. Et avant ça il faut aussi passer Agnel et l’Izoard. Même s’il n’y aura pas la course tout de suite dans ces cols, ils usent l’organisme. Aujourd’hui, il faudra de l’endurance et de la force dans le final. Demain sera une course et un effort différents avec 100 km au programme. Il faut être vraiment frais et savoir tout lâcher. »

Q : Les températures froides vous inquiètent-elle ?
R : « Je ne suis pas inquiet qu’il n’y ait pas de neige… Je pense qu’on a assez reçu au niveau du temps, un temps exécrable pendant tout ce Tour avec des 15°-18°, de la flotte, etc. Quand on a traversé la Corrèze, on se croyait sur Paris-Nice. Mais on est en juillet et ce n’est pas la +prom+ des Anglais dans trois jours mais Paris. Toutefois, on a été plus géné par les changements de température. »

Q : Pour prendre du temps, il faudra partir de loin ou attendre le Galibier peut suffire ?
R : « La dernière ascension permettra de le faire. Il faudra être endurant. Dernièrement, on a vu des leaders piégés dans les descentes. Pourquoi pas prendre du temps avant. Quand on prétend être leader, il faut savoir tout faire. Monter et descendre. Les deux derniers jours, ça a donné un aspect différent à la course. Le perdant dans cette histoire était Basso. Bon, on a vu aussi que dans les cols il était plutôt à l’aise, donc il peut peut-être dynamiter les favoris aujourd’hui pour revenir de derrière. C’est le seul qui a vraiment intérêt à le faire. Contador peut lui aller chercher le maillot, les Schleck veulent revenir sur Evans. »

Q : Et vous, vous pensez tenter quelque chose ?
R : « C’est un peu flou pour moi. Hier j’ai eu un début de course difficile puis après j’ai eu envie de tenter un truc un peu bizarre. Je ne fonctionne même plus au jour le jour mais à la minute la minute. Suite à ma grosse chute, un jour je marche bien et le troisième jour je suis collé, je remarche puis je suis à nouveau collé. C’est le flou total. »