Peloton des quatre jours de Dunkerque
Le peloton va prendre de la hauteur lors de la 7e étape | PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Qui charmera les Belles Filles?

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Enfin, la montagne. Après trois étapes de plaine taillées pour les sprinteurs, la 7e manche du Tour de France prend de la hauteur entre Tomblaine et la Planche des Belles Filles, avec 199 km émaillés de trois sommets. Le final vers la station de ski de Haute-Saône promet déjà de sérieux bras de fer. Un terrain idoine pour ceux qui ont perdu des minutes hier.

Le parcours : Premiers reliefs d'envergure

Habitué à visiter Nancy, le peloton partira cette fois d'une des villes voisines, Tomblaine. Le tracé offre ses premiers véritables reliefs potentiels révélateurs des premiers enseignements de ce Tour 2012. Si les cent premiers kilomètres n'auront pour seul intérêt que le sprint intermédiaire à Gérardmer, la suite s'avère alléchante.

En effet, les gros bras laisseront place aux petits gabarits, qui pourront se toiser dans les cols de troisième catégorie Grosse Pierre et Mont de Fourche, avant d'en découdre dans le premier col classé en première catégorie du parcours. Christian Prudhomme, patron du Tour a prévenu, la montée finale vers la Planche des Belles Filles est redoutable avec 6 kilomètres d'ascension à 8,5% de pente moyenne dont des rampes à 13%. Elle pourrait d'ores et déjà provoquer de nombreux dégâts voire éliminer certains outsiders à la victoire finale à 1035 mètres d'altitude.

Le chiffre : 1

Le Tour de France visitera pour la première fois la Planche des Belles Filles à l'occasion de cette 7e étape. Il s'agit également de la première arrivée au sommet de cette édition 2012. Outre ces premières, l'arrivée sera jugée dans l'unique station de ski de la Haute-Saône, théâtre de la première ascension de première catégorie sur le parcours. Pour sacrer un vainqueur inédit?

L'anecdote : La planche des Belles Filles

Le nom de ce sommet fait allusion à la fuite collective et désespérée de la population féminine de la  vallée qui voulait échapper à un massacre pendant la Guerre de Trente Ans, entre 1618 et 1648. Poursuivies par les soldats suédois cantonnés à Plancher-les-Mines, sous les ordres d'un brutal chef de guerre (Mansfeld), les femmes et les filles des paysans des vallées du Rahin et de la Savoureuse auraient dévalé les pentes du  Ballon d'Auxelles pour se jeter dans un étang aux eaux noires. La légende  rapporte que depuis ce temps, l'étang et la planche qui le surplombe portent ce nom de "Belles Filles".     

 

Jerome Carrere