Team Sky
La Team Sky à l'assaut de la Côte d'Azur | PIERRE TEYSSOT / AFP

Quatrième étape : le Nice-express

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La quatrième étape de la Grande Boucle 2013, un contre-la-montre par équipes, n’aura rien d’un exercice de tout repos après trois éprouvantes journées en Corse. A Nice, c’est à très grande vitesse que les 22 wagons du peloton s’apprêtent à avaler les 25 kilomètres d’un parcours sans difficulté, mais loin d’être dépourvu d’intérêt.

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Le parcours : Un long sprint

Les trois étapes tant attendues sur l’Île de Beauté achevées, les coureurs ont traversé lundi soir la Méditerranée pour rejoindre le continent. A Nice, le chrono par équipes qui introduit la lancée du peloton vers les Pyrénées, propose un parcours aller-retour entièrement plat, en grande partie le long de la Baie des Anges, avec une boucle jusqu’au site du futur stade de Nice. Sur la Promenade des Anglais, départ et arrivée de ce contre-la-montre, les principales formations fileront à plus de 55 km/h : un long sprint collectif, en somme, qui s’achèvera sur une longue ligne droite de 3000 mètres. L’occasion de battre le record détenu par l’équipe Discovery Channel en 2005 - avec Lance Armstrong - qui avait affiché une moyenne de 57,3 km/h entre Tours et Blois ?

L’enjeu : Rester groupé

L’éprouvant passage en Corse a laissé des traces, et les coureurs déjà marqués physiquement – ils sont nombreux – ne prendront pas le départ de ce chrono sans pression. Le temps de chaque formation étant calculé sur le cinquième homme, tous les membres du peloton à la peine auront pour objectif principal de ne pas pénaliser le reste de l’équipe. Ils chercheront donc à accrocher le train tout au long des 25 kilomètres sans contrarier le rythme imposé par les hommes forts, conscients que des écarts décisifs peuvent déjà se créer.

L’équipe à suivre : Sky

Sur cette quatrième étape, la formation qui a le plus à perdre est celle du favori Christopher Froome. Vainqueur du contre-la-montre par équipes du dernier Tour d’Italie, la Team Sky sera cette fois privée de Bradley Wiggins mais n’en demeure pas moins l’équipe favorite de ce type d’exercice… et donc celle qui regrettera le plus le moindre faux pas. Emmenée à Nice par Froome, Boasson Haggen et Kyrienka, la machine britannique tiendra une attention toute particulière au temps de la formation Omega Pharma-Quick Step. L’équipe belge est l’autre cador de la discipline, avec le champion du monde du chrono Tony Martin, et le spécialiste tricolore Sylvain Chavanel. « Le soir de Nice, on aura une véritable hiérarchie des forces en présence », pronostique ainsi Jean-François Pescheux, directeur de course du Tour. 

Le chiffre : 32

Cela faisait 32 ans que la capitale de la Côte d’Azur, n’avait plus accueilli le Tour. C’était au lancement de l’édition 1981 et le champion du monde Bernard Hinault y remportait le prologue, troquant son maillot arc-en-ciel contre la tunique dorée de leader du général. Le lendemain, toujours sur la Promenade des Anglais, le belge Freddy Maertens s’imposait au sprint avant que la deuxième étape, un chrono par équipes entre Nice et Antibes (aller-retour), n’offre le maillot jaune au Néerlandais Gerrie Knetemann.

Vidéo: les vélos utilisés pour le CLM

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