Yelena Isinbayeva
Yelena Isinbayeva | AFP - PETER PARKS

Propos d'Isinbayeva : "un délire"

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La controverse sur les propos "anti-gay" de la star russe de la perche Yelena Isinbayeva est un "délire" des "journalistes occidentaux" qui essayent de "salir" la Russie avant les JO-2014 de Sotchi, a estimé l'entraîneur de l'équipe de Russie d'athlétisme

"C'est du délire!", a déclaré l'entraîneur Valentin Maslakov dans une  interview mardi au quotidien Sovietsky Sport à propos des "critiques en Europe  et aux Etats-Unis sur les propos d'Isinbayeva" qui a défendu la loi sur  l'interdiction de la "propagande" homosexuelle en Russie pendant les  Mondiaux-2013 à Moscou. "Qu'est-ce qu'elle a dit? Elle a donné son opinion, un point c'est tout. Et  les journalistes occidentaux, si on peut appeler cela des journalistes, ont  immédiatement décidé de faire un scandale de rien du tout", s'est-il emporté. "C'est tout simplement une nouvelle tentative de déverser de la boue sur la  Russie avant les jeux Olympiques de Sotchi (dans le sud de la Russie, en  février 2014, ndlr). Les Européens et les Américains aiment ça. C'est comme  s'ils nous voyaient encore nous promener dans les rues en peau de renne avec  des ours en laisse", a-t-il lancé.

Au cours d'une conférence de presse après sa médaille d'or remportée aux  Mondiaux d'athlétisme (10-18 août), Isinbayeva avait défendu sans ambiguïté la  loi promulguée en juin par le président Vladimir Poutine, réprimant la  "propagande" homosexuelle devant mineurs de peines d'amende et de prison, un  texte jugé discriminatoire par de nombreux défenseurs des droits de l'homme et  par la communauté homosexuelle. "Nous tolérons toutes les opinions et nous respectons tout le monde, mais  en retour, ces personnes doivent respecter nos lois et ne pas promouvoir dans  les rues les orientations (sexuelles, ndlr) non traditionnelles", terminologie  utilisée en Russie pour les relations de même sexe, avait-elle notamment  déclaré. Ces propos avaient provoqué de vives critiques en Occident, notamment  d'anciens athlètes, comme Michael Johnson, légende américaine du 400 mètres. 
Le président de la Fédération russe d'athlétisme, Valentin Balakhnichev, a  été un des rares responsables russes à critiquer la perchiste, estimant que  "des sportifs de ce niveau devaient réfléchir à ce qu'ils disent".

AFP