Le haut vol
Les plongeurs de haut vol à La Rochelle en 2011 | AFP - XAVIER LEOTY

Première en grande pompe pour le haut vol

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Depuis 2009, une célèbre marque de boisson énergisante a fait du plongeon de haut vol l’un de ses événements majeurs. Avec désormais un circuit mondial de 8 étapes sur des sites prestigieux, cette discipline a attiré les regards des dirigeants de la fédération internationale de natation. Du coup, pour la première fois de l’histoire des championnats du monde, deux épreuves prendront place dans le programme : le plongeon à 27m masculin, et celui à 20m féminin. Le tout dans le Moll de la Fusta.

"On est toujours à la recherche d'adrénaline. » Hassan Mouti fait partie de cette élite restreinte, de ces plongeurs de l’extrême, qui ont sauté un peu partout. De la Tour St-Nicolas de La Rochelle, au toit du musée d’art contemporain de Boston (Fan Pier), aux falaises rocheuses de l’Archipel des Açores, ces plongeurs un peu fous sont habitués à se lancer dans le vide, depuis 27m de haut, avec un fervent public pour assister à leurs exploits. En bas, il y a aussi 8 juges, et c’est eux qui détermineront les meilleurs plongeons, les meilleures figures, bref, le premier podium de l’histoire de cette discipline. Et dans l’eau, des apnéistes prêts à prendre en charge les plongeurs ayant raté leur réception, et ayant subi un KO. Cela arrive.

Avec Cyril Oumedjkane, Hassan Mouti sera le deuxième Français à participer à la première épreuve de championnat du monde à Barcelone. Et pour rester dans la philosophie des précurseurs, ce concours aura lieu dans le Moll de la Fusta, une partie du port de Barcelone, tout près des quais, non loin des Ramblas. Un cadre magnifique pour les six femmes en lice (l’Allemande Bader, les Canadiennes de Lima et Hamilton, les Américaines Carlton, Huber et Hyer), et les 14 hommes.

Leader du circuit mondial, le Britannique Gary Hunt fait partie des favoris avec le Russe Artem Silchenko, son dauphin et le Colombien Orlando Duque. Les Français Hassan Mouti et Cyril Oumedjkane ne devraient pas prétendre à un podium. Mais ils seront bien présents, avec leurs peurs et leur motivation : « On a peur et en même temps on est concentré. Quand tu rentres dans l'eau  et que ton plongeon est correct, c'est l'extase. C'est une sensation dure à  décrire. On a une marge de manoeuvre super limitée. Faut rentrer droit sinon tu te  fais mal », rappelle Hassan Mouti. "Les gens ont l'impression qu'on est fous mais nous on a fait tout ce qu'il  fallait. On ne prend pas autant de risques comme le croient les gens", assène Gary Hunt, le Britannique. Les spectateurs auront le loisir de le constater à Barcelone.

Vidéo: Le haut vol à La Rochelle en 2011

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Vidéo: Les falaises de Bonifacio, théâtres du haut vol   

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