James Magnussen
L'Australien James Magnussen à l'échauffement | AFP - JAVIER SORIANO

Point technique: la récupération

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Pendant la durée des championnats du monde, les consultantes de France Télévisions, Roxana Maracineanu, championne du monde en 1998 et vice-championne olympique du 200m dos en 2000, et Malia Metella, vice-championne olympique du 50m nage libre en 2004 et vice-championne du monde du 100m nage libre en 2005, décortiquent quelques aspects techniques d'une course. Aujourd'hui, la récupération.

"Une fois la course terminée, l'objectif est de récupérer des efforts, en allant au bassin de récupération. Là, on enlève la combinaison, on met son maillot d'entraînement et l'entraîneur en profite pour faire un débriefing rapide pour gagner du temps. Et pendant environ 45 minutes, on nage environ 1.5km afin d'éliminer l'acide lactique. On passe ensuite au massage soit à la piscine soit en arrivant à l'hôtel. Cela permet de récupérer de ce qu'on a fait juste avant. Certains prennent également des bains froids, ce qui accélère la récupération musculaire. Entre les séries du matin et les courses de l'après-midi, on a le temps de faire une sieste avant de revenir à la piscine pour recommencer un échauffement, à sec puis dans l'eau. Mais c'est une autre journée qui commence car le corps s'est réveillé, il a été tonique.

Lorsqu'on a un programme comme celui de Jérémy Stravius, qui nage tous les jours, on doit se concentrer sur chaque course. De la série à la finale, il ne doit pas penser à ce qui vient après, car il n'est pas assuré de passer à chaque fois. C'est très important de prendre étape par étape."

"Il ne faut pas perdre beaucoup de temps entre la sortie de l'eau, une fois sa course achevée, et le fait de plonger dans le bassin de récupération, dans une eau plutôt chaude afin de bien relâcher les muscles, de faire circuler le sang plus facilement et ainsi chasser les toxines", ajoute Roxana Maracineanu. "On remet en route le coeur. Avant, on pensait qu'il fallait nager 'en souple', c'est-à-dire le plus lentement possible, et même rester dans l'eau pour se relaxer. Mais désormais, les nageurs font plus des séries à un certain rythme, à une certaine vitesse, qui vont permettre au sang de circuler mieux et à certains circuits, comme celui aérobie, de se remettre en route. Il y a aussi la récupération par le froid, que l'on a systématisé en équipe de France depuis quelques temps. 

Pour les Stravius, Franklin ou Hosszue qui sont les marathoniens des courses, ils réalisent une énorme quantité de kilomètres dans l'eau durant ces championnats. Entre l'échauffement, les courses, et les récupérations, ils se sont entraînés énormément avant, et n'ont pas pu se reposer beaucoup la semaine avant les Mondiaux. Et il y a aussi le fait d'être parfois dans l'euphorie d'un temps chronométrique, ce qui peut faire oublier la nécessité d'une bonne récupération, et cela peut se payer ensuite. C'est pour cela qu'il est très difficile de se remettre à l'eau le lendemain après un succès comme celui des relayeurs français."