pierre rolland 2012
Pierre Rolland | Maxppp

Pierre Rolland: "Je suis encore là"

Publié le , modifié le

Après avoir perdu deux minutes la veille, Pierre Rolland a démontré lors de la septième étape qu’il ne se contenterait pas de faire que de la figuration. Il a longtemps tenu la dragée haute aux ténors du jour, avant de lâcher à deux kilomètres de l’arrivée, terminant à une très honnête 7e place. Il est 23e du général.

Vous devez être satisfait de cette journée…
PR - La journée a été bonne du début à la fin. Je parle pour l’équipe, car on a mis Cyril (Gautier) dès le début. Moi j’ai encore joué de malchance, j’ai failli être pris dans une chute. J’ai crevé, quand je suis revenu dans le peloton, l’échappée était partie. On avait Cyril, c’était son boulot d’y aller.

Êtes-vous rassuré aujourd’hui ?
PR - Ce matin je ne savais pas où j’en étais avec mes côtes, au début ça m’a fait souffrir, et je l’ai dit, je ne vais pas me dégonfler parce que j’ai perdu un combat. Je ne suis pas KO, je suis encore là, et l’équipe me fait confiance. C’est Thomas (Voeckler) en personne qui m’a placé au pied, donc je le remercie pour le travail effectué.

Que pensez-vous de cette dernière montée ?
PR - C’est une montée très particulière parce que c’est très court et très raide. Pour moi, ce genre de montée ne m’est pas très favorable, parce que je suis assez grand et assez lourd pour un grimpeur. Je préfère quand c’est un peu plus long, mais il faut faire avec le parcours qui est proposé. Vu la pente, et la montée, je suis vraiment satisfait de cette ascension. Dans la dernière rampe, elle est dure. Ca montrait vraiment trop vite pour moi.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas sur le Tour…
PR - Hier j’étais complètement KO, j’ai presque eu des points de suture au coude, des côtes qui me font énormément souffrir, je suis content de ma prestation d’aujourd’hui. Je ne savais pas où j’en étais hier soir ni ce matin. Je ne me démobilise pas par rapport à mon objectif d’un bon classement au général. On verra demain si je souffre encore, mais je suis encore plus déçu d’avoir perdu ces deux minutes hier.
 

Romain Bonte