Jean-Christophe Peraud
Jean-Christophe Peraud | Franck Levasseur

Peraud de plus en plus haut

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Si Jean-Christophe Peraud est sorti du Top 10 après l’exceptionnel numéro de Pierre Rolland, vainqueur à l’Alpe d’Huez et 10e du général, le grimpeur d’AG2R-La Mondiale est sur le point de réussir son premier Tour de France à 32 ans. Issu du VTT dont il a été vice-champion olympique en 2008, Peraud s’est superbement reconverti dans le cyclisme sur route. Aujourd’hui, il a découvert la marée humaine de l’Alpe d’Huez.

Un serpentin coloré de 13,8 km avec ses supporters courant inconsciemment à côté des coureurs. Cette montée et ces 21 virages, c’est un passage obligé. « Il y a beaucoup de spectateurs qui courent et qui nous gênent, confirme Peraud. Mais c’est aussi ça le vélo. C’est un sport de masse avec beaucoup d’engouement. C’est quelque chose d’assez exceptionnel. » Toutefois, et même si l’étape ne faisait que 109 kilomètres, cette ascension sèche a laissé des traces. « J’ai fait la meilleure montée possible. C’était du haut niveau, indiquait Peraud, exténué après l’arrivée. Je me suis accroché dans les roues et j’ai terminé comme je pouvais. Je ne termine pas avec Evans et les Schleck. Ils m’ont décramponné aux deux kilomètres. C’était une course de marquage, on verra qui arrivera démarqué dimanche. »

En revanche, ce n’est pas certain que Jean-Christophe Peraud range le Galibier dans ses bons souvenirs. Comme hier, le Toulousain a vécu une montée très difficile. Presque à l’agonie. Après l’attaque d’Alberto Contador après seulement 15 kilomètres, Peraud a explosé. « C’était mal parti. Décidemment, le Galibier n’est pas mon col, racontait-il. Heureusement j’avais quand même de meilleures sensations dans l’Alpe d’Huez. Je me suis accroché. L’équipe a fait un super boulot pour moi dans la descente du Galibier. J’ai donné le meilleur pour revenir. » Après les soucis de Nicolas Roche, AG2R-La Mondiale avait reporté ses espoirs sur Peraud pour faire un top 10. Même si c’est un spécialiste du contre-la-montre dont il a été champion de France en 2010, Peraud ne s’attend pas à réintégrer les dix premiers du classement général. « Vu comme il marche, je me vois mal le battre au chrono. » Il n’y a que 45 secondes d’écart entre les deux Français. Tout est encore possible.