Millar portrait échappée
David Millar (Garmin) à l'attaque | PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Peiper : « Millar, un exemple de coureur »

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A court de préparation sur ce Tour de France à cause d’une fracture de la clavicule, David Millar a sorti le grand pour remporter sa quatrième étape sur la grande boucle. Son directeur sportif Alan Peiper lui rend hommage.

 

Question : Quel combattant ce David Millar !
Alan Peiper : « C’est une sacrée victoire, à 35 ans. Surtout avec les difficultés qu’il a rencontré cette année avec une fracture de la clavicule. Son retour a été très difficile. Sur le Dauphiné, il avait du mal à retrouver la condition. A Liège, il était malade trois jours avant le départ et est resté cloîtré dans sa chambre d’hôtel. Il a été courageux les premiers jours et s’est battu jusqu’à maintenant pour être dans les échappées. Il a fini aujourd’hui comme un vrai soldat. »

Q : Il a gagné à l’expérience ?
AP : « Oui, c’est ça. Il était avec 19 coureurs au départ. Il savait que s’il passait les deux cols, il avait de grandes chances de victoire. Il était très motivé et savait qu’il était le plus fort. C’est pour cela qu’il n’a pas attaqué. Il a couru intelligemment. »

Q : C’est sa première victoire depuis qu’il lutte ouvertement contre le dopage
AP : « C’est une très grande victoire pour David. Quand il est venu dans cette équipe, il avait une réputation de bad boy. Il aime boire des bières. Il aime sortir. On a travaillé et il a fait le boulot cette année sans beaucoup de retour. Cette année a été difficile mais il a reçu aujourd’hui la victoire qu’il méritait. »

Q : C’est un signe pour cette lutte anti-dopage ?
AP : « C’est un signe positif mais le cyclisme a changé depuis ces dernières années. Beaucoup de gens ont changé. La presse a changé. Le cyclisme a changé. Quand on voit comment courent les cyclistes maintenant, David est un bon capitaine pour l’équipe. Ce n’est pas seulement un exemple pour le dopage mais simplement un exemple de coureur. Il fait le métier, se bat, s’entraîne et vit comme un professionnel. C’est un gentleman. C’est David Millar ! »