Violences sexuelles dans le patinage : Didier Gailhaguet réclame une indemnisation de 300 000 € au ministère des Sports

Publié le , modifié le

Auteur·e : Hugo Monier
Didier Gailhaguet
Didier Gailhaguet | Philippe LOPEZ / AFP

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Didier Gailhaguet, ancien président de la Fédération des sports de glace, a adressé un courrier au ministère des Sports pour réclamer une indemnisation trois mois après sa démission en raison d'un scandale de violences sexuelles concernant plusieurs entraîneurs. Il accuse Roxana Maracineanu de l'avoir poussé à la démission sans enquête préalable.

Didier Gailhaguet contre-attaque. Trois mois après sa démission de la présidence de la Fédération des sports de glace, alors en plein scandale de violences sexuelles d'entraîneurs sur des jeunes patineuses, il a écrit, par l'intermédiaire de son avocat, un courrier adressé à la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Dans cette lettre de plus de trente pages, révélée par Le Monde, M. Gailhaguet réclame une "indemnisation préalable" de 302 550 euros, accusant la ministre d'avoir "exercé une pression décisive (...) au mépris de l'indépendance de la fédération".

Un "très lourd préjudice d'image"

Ce montant comprend les vingt-sept mois de rémunérations, à 5 650 euros bruts, restants sur son mandat, entre mars 2020 et juin 2022. Mais également 150 000 euros au titre d'un "très lourd préjudice d'image". Les deux parties ont désormais deux mois pour trouver un accord à l'amiable, avant l'intervention d'un tribunal administratif.

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William Bourdon, avocat de Didier Gailhaguet, critique une décision "sans la moindre enquête et sans aucune précaution" et reproche à la ministre d'être allée "jusqu’à sous-entendre une forme de complicité de la part de Didier Gailhaguet". L'enquête administrative sur la FFSG, menée par l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, est toujours en cours.

Il pointe également du doigt des "dysfonctionnements" de l'Etat dans la gestion du cas Gilles Beyer, entraîneur accusé d'attouchements par la championne de France Sarah Abitbol et présent jusqu'en 2018 au bureau exécutif de la FFSG. Malgré une mise en garde de l'inspection générale, la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d'Île-de-France a continué à lui délivrer sa carte professionnelle d'entraîneur.

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