Péchalat-Bourzat
Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat pour leur dernier programme aux Mondiaux | AFP - KAZUHIRO NOGI

Péchalat-Bourzat finissent en bronze

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Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat ont définitivement mis un terme à leur carrière en décrochant une ultime médaille de bronze en danse lors des Mondiaux-2014, à Saitama. Le duo français, déjà médaillé de bronze aux Mondiaux-2012, a obtenu 175,37 points et échoué d'un rien pour le titre, à 0,06 point seulement de l'or des Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte (175,43), et 0,04 des Canadiens Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, qui ont pris l'argent (175.41).

"On nous avait demandé de patiner avec nos coeurs et on l'a fait, avec  énormément d'émotion. Tout s'est vraiment bien déroulé. On est vraiment content  d'avoir fait une telle performance", s'est réjoui Fabian Bourzat. "On aurait aimé que cette médaille soit plus brillante mais on a très bien  patiné aujourd'hui et c'est ce qui restera", glissait Nathalie Péchalat. Favori pour l'or qu'ils comptaient bien décrocher pour la première fois sur la scène mondiale à Saitama, le duo a échoué d'un souffle. Devant eux, les Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte n'ont obtenu que 0.06 points de plus, tandis que les Canadiens Kaitlyn Weaver et Andrew Poje prenaient l'argent avec 0.04 points de mieux que les Français. Mais ces derniers ont effacé leur frustration de Sotchi, pour finir sur une nouvelle médaille, et une dernière sortie exceptionnelle.

Péchalat, 30 ans, et Bourzat, 33 ans, avaient pourtant livré le meilleur  programme libre de leur carrière (107,17), sur le thème du Petit Prince et sa  rose, mais cela n'aura pas été suffisant pour accrocher le titre mondial qui  leur manquait. Ils étaient déjà 3es à l'issue du programme court, derrière  Cappellini/Lanotte et Weaver/Poje. Cappellini, 27 ans, et Lanotte, 28 ans, ont livré le programme libre le  moins performant des médaillés, se classant 4es (105,75). Mais leur avance  prise la veille dans le programme court aura été déterminante. Les Italiens, champions d'Europe 2014, n'avaient encore jamais fait mieux  que le bronze en Championnats du monde. Ils ont fini 6es des JO-2014. Quant aux Canadiens, ils accrochent leur première grande médaille. Le meilleur programme libre de la compétition a été celui des Russes Elena  Ilinykh/Nikita Katsalapov (108,71), seuls médaillés (bronze) des JO-2014  présents au Japon. Mais le retard qu'ils avaient pris dans le programme court  (5es) les a finalement laissés au pied du podium samedi.

Après l'été prochain, la séparation

Doubles champions d'Europe (2011, 2012) et pour la deuxième fois en bronze aux Mondiaux après 2012, Nathalie Péchalat et Fabian  Bourzat ne regrettent pas néanmoins d'avoir tenté leur chance au Japon. A l'issue des JO de Sotchi, et de leur grande déception de n'avoir pas décroché de médaille, ils avaient décidé de raccrocher. Mais ce pied du podium olympique ne pouvait pas être une belle fin. Voici quinze jours, ils sont repartis, pour terminer leur aventure commune "sur une jolie note", devant un public qui les a toujours beaucoup soutenus. "C'était une très bonne décision de venir, finir notre carrière ici en  marquant un point d'honneur ici au Japon. Maintenant, on va prendre des vacances, faire des galas et penser à se trouver une vraie vie avec un  travail", a déclaré la très émotive Nathalie Péchalat. 

Depuis 2000, les deux patineurs avaient uni leur destinée. Original et créatif, le duo s'est installé en 2009 à Moscou sous la  direction d'Alexander Zuelin. En 2011, ils s'exilent aux Etats-Unis, à Détroit,  pour travailler avec Pasquale Camerlengo. Au printemps 2013, ils changent  d'entraîneur et sont placés sous l'aile d'Igor Shpilband, "ce qui leur est  arrivé de mieux" pour leur fin de carrière. Désormais, c'est galas, tournée de l'équipe de France, un retour au Japon à l'été, avant de voir leurs chemins se séparer. Bourzat a choisi de rester à Detroit, où il  entraînera aux côtés de Shpilband. "Je ne suis pas encore complètement paré au futur mais on y va  tranquillement. Avec Igor, ce ne sera pas pour aller travailler avec les  petits. J'ai un oeil critique plutôt bon", s'est-il avancé. Quant à Péchalat, elle se posera à Paris: "J'ai des pistes mais je n'ai pas  envie d'y penser. J'ai envie de prendre le temps. Je ne suis pas dans le rush. Je commencerai à me poser la question en septembre". Mais elle s'en pose déjà quant à leur futur relation: "Au début, on sera content de prendre de la distance, mais je n'arrive pas  encore à réaliser. Je ne sais pas du tout l'anticiper. Et puis je sais qu'il n'est pas loin".

Vidéo: Péchalat-Bourzat, voir Tokyo et partir