Mickaël Delage et Gianni Meersman (FDJ) échappée TDF 2011
Mickaël Delage (FDJ) de nouveau aux avant-postes | AFP - Pascal Pavani

Pas de chance pour la Française des Jeux

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« Quand je vois comment ça frotte, il ne fait pas très bon rester dans le peloton. » Pour ne pas chuter, Mickaël Delage n’a rien trouvé de mieux que de s’échapper pour la 2e fois dans ce Tour de France, prenant le relai de Jérémy Roy, le super-combatif de la première semaine. Malheureusement pour la Française des Jeux, aucune chance de victoire à Châteauroux comme ailleurs.

Le briefing avait pourtant été clair : « ça va arriver au sprint donc on ne part pas dans un rallye perdu d’avance. » Résultats : deux FDJ, Delage et Meersman, se lancent à corps perdu dans une longue échappée. Thierry Bricaud le savait, les longues lignes droites et le vent qui ont bercé la 7e étape entre Le Mans et la capitale du Berry allaient avoir raison des courageux forçats. Un vent contraire et un adversaire imprévu en la personne d’Urtasun Perez. « On a pas eu de chance avec Gianni (Meersman) de tomber sur le Euskaltel car il ne voulait pas relayer ou alors il partait à bloc, pestait Delage après l’arrivée. C’est dommage de tomber sur des gens comme ça. En plus on a attendu pour qu’il rentre. La prochaine fois qu’un Euskaltel voudra rentrer dans une échappée, on fera en sorte de ne pas l’attendre. C’est leur façon de courir au millimètre… » Echoeuré par ce dénouement malgré tout prévisible, Mickaël Delage a prévu de souffler un peu. « Demain je passe mon tour ».

Bonnet placé mais battu

Si les consignes n’ont pas été respectées, le directeur sportif Thierry Bricaud ne leur en veut pas. « Ils sont un peu indisciplinés mais ça part d’un bon sentiment. Et puis s’ils avaient été dans le peloton, peut-être qu’on aurait deux coureurs de moins ce soir. » Il y en aura un de moins quand même puisque Rémy Pauriol a abandonné sur une chute, clavicule droite cassée. « Son Tour commençait demain, il se termine ce soir », regrettait-il, un brin fataliste. L’échappée reprise, il restait une dernière lame pour la bande à Marc Madiot : William Bonnet. Sur ses terres, le sprinteur castelroussin a roulé derrière Arthur Vichot puis Arnold Jeannesson. Suivant le train HTC, Bonnet a tenté de surprendre le Britannique Mark Cavendish. En vain. « J’ai couru toute la journée placé mais je n’ai pas de regret car je suis battu par plus fort », reconnaissait-il. Encore une chance de passée. C’est quand le prochain tirage de la Française des Jeux ?