Je suis l'arbitre français

Un arbitre anonyme dévoile les secrets du football français

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« Je suis l’arbitre masqué » sort ce mercredi 3 mai dans les librairies. L’ancien porteur de sifflet de Ligue 1 à l’origine de l’ouvrage dénonce sans filtre les maux du football français. S’il vante les mérites d’un Radamel Falcao ou d’un Rio Mavuba, Nabil Fekir ou encore Hatem Ben Arfa, qu’il surnomme d'ailleurs « la pleureuse infernale », en prennent pour leurs grades.

« Ce témoignage est une occasion unique d’asséner quelques vérités ». La couleur est donnée. Le livre « Je suis l’arbitre masqué » qui sort ce jeudi 3 mai en librairie ne fera pas dans la langue de bois. Et pour cause. L’ex-arbitre de Ligue 1 à l’origine de l’ouvrage dénonce sans tabou les maux du football français. Fraîchement retraité, l’homme assure au Figaro que « l’une des difficultés fondamentales du rôle d’arbitre, c’est de se faire constamment traîner dans la boue sans que nous puissions nous défendre ou nous justifier. Les choses ont légèrement évolué en France depuis peu, mais notre parole reste extrêmement bridée ». Pour lui, les porteurs de sifflet ne sont rien d’autre que « la grande muette du football ».

Alors il juge nécessaire de conter les difficultés de cette profession de l’ombre, souvent si critiquée. Les violences grandissantes dans le foot amateur, le manque de confiance envers les instances dirigeantes, la soumission aux droits télé ou encore à la Ligue… Les problèmes ne manquent pas, et il ne se fait pas prier pour les dévoiler au grand jour.   

Hatem Ben Arfa « la pleureuse infernale »

Alors les joueurs les plus odieux en prennent pour leur grade. A commencer par celui qu’il nomme « la pleureuse infernale » : Hatem Ben Arfa. « Je ne sais pas si c’est propre à la formation lyonnaise, mais deux des joueurs les plus insupportables de Ligue 1, Hatem Ben Arfa et Nabil Fekir, viennent de là-bas. Ils contestent sans arrêt et sont d’une mauvaise foi totale. Benoît Pedretti était également difficile à gérer. Avec en prime une propension à mettre des coups en douce ».

Mais ce n’est pas tout : « Michel Der Zakarian (Montpellier) est clairement l’un des plus exaspérants. On peut également citer Rudi Garcia (OM) que l’on a vu poursuivre un juge de touche avec son portable pour contester une décision. Mais le cas le plus grave est sans doute celui de René Girard (ex-Montpellier, Lilles, Nantes). Sur un banc, il n’y a pas pire, alors que c’est un pur produit de la DTN ».

Radamel Falcao « un garçon délicieux »

Heureusement, certains joueurs ont un comportement irréprochable. Et l’ancien arbitre passé par l’échelon européen sait le reconnaitre. Il évoque Rio Mavuba, Jérémy Toulalan, Benjamin Nivet ou encore Daniel Congré. Il loue les qualités de Radamel Falcao, qu’il décrit comme « un garçon délicieux et un leader exemplaire ».

Il remercie aussi certains coachs qui savent garder leur calme sur le banc de touche. A l’image de Laurent Blanc ou de Marcelo Bielsa, « les grands seigneurs ». « On ne les entend jamais et ils assument leurs échecs sans chercher le bouc émissaire. Ceux-là, c’est la grande classe ». Ouf. 

Chloé Joudrier