TDF Mont-Saint-Michel
Le Tour de France était passé devant le Mont Saint-Michel en 2013 | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Onzième étape : cap sur le Mont-Saint-Michel

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Mercredi, pour la deuxième fois de son histoire, le Mont-Saint-Michel sera une ville-étape de la Grande Boucle. Vingt-trois ans après une arrivée au sprint remportée par Johan Museeuw, les organisateurs ont choisi de dessiner, à l’occasion de la 11e étape du 100e Tour, un contre-la-montre individuel de 33 kilomètres. Le final au pied de la deuxième destination touristique française après la Tour Eiffel s’annonce particulièrement spectaculaire. Et capital pour le classement général ?

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Le parcours : Un contre-la-montre descendant

Le premier contre-la-montre individuel de ce Tour 2013, sur une distance assez courte (33 km), est taillé pour les spécialistes de l’exercice. Bien que la première partie du parcours après Avranches soit un peu vallonnée, le tracé, plat dans l’ensemble, ne présente pas de difficulté particulière. Du 15e kilomètre jusqu’à l’arrivée, le profil de la course est même entièrement descendant. Le principal ennemi des coureurs sera donc sans doute le vent, susceptible de rendre le chrono plus difficile qu’il n’y paraît. « Petite particularité, précise le directeur de course du Tour Jean-François Pescheux : les coureurs iront pratiquement buter dans le Mont-Saint-Michel, avant de revenir [500 mètres] dans le sens inverse ». Une manœuvre destinée à offrir à la ligne d’arrivée un cadre grandiose, avec l’abbaye en fond. 
 

L’enjeu : Limiter les dégâts

Si les spécialistes de l’exercice n’auront aucun mal à se refaire une santé en Basse-Normandie après avoir peiné en montagne, les coureurs moins habitués à briller sur cet exercice pourraient bien perdre de précieuses secondes. Les coureurs les moins puissants du peloton, à l’image des purs grimpeurs, se focaliseront donc d’abord sur leurs concurrents au général pour ne pas quitter le Mont-Saint-Michel trop pénalisés. On pense notamment à Alberto Contador, déjà distancé par Chris Froome au général, qui estime que le parcours « plat, pour rouleurs », va le « désavantager ». « Je m’attends à ce que ce soit difficile », explique-t-il, « mais je me donnerai à cent pour cent ».

Le coureur à suivre : Jean-Christophe Péraud

Champion du monde en titre du chrono, l’Allemand Tony Martin ne partira pas -pour une fois- favori de l’épreuve. Victime d’une lourde chute lors de la première étape du Tour, l’Allemand porte toujours de sévères brulures sur tout le corps et n’est toujours pas en pleine possession de ses moyens. Sylvain Chavanel, quintuple champion de France de la discipline, compte bien en profiter pour saisir sa chance… tout comme l’ambitieux Jean-Christophe Péraud. Meilleur Français au classement général (treizième à 3’29 du Maillot Jaune), le leader de la formation AG2R espère en effet profiter de cette épreuve qu’il affectionne (champion de France du contre-la-montre en 2009) pour continuer à grignoter quelques secondes sur les favoris. Un passage obligé pour espérer terminer dans le Top 10 sur les Champs-Élysées dans moins de deux semaines.

Le chiffre : 2

Si ce n’est que la deuxième fois que le peloton du Tour arrivera au pied du Mont-Saint-Michel, cela sera sans doute aussi la dernière. En effet, le site est en pleins travaux de désensablage, afin de redonner à ce symbole du patrimoine français sa « valeur » d’île entièrement entourée d’eau. Le vainqueur du chrono de mercredi sera donc l’unique successeur du Belge Johan Museeuw, qui s’était imposé au sprint devant l’abbaye en 1990.

Vidéo: le Tour des Français

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