Violences sexuelles : Roxana Maracineanu, veut "aller plus loin dans la formation et la prévention"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Apolline Merle
La ministre des Sports Roxana Maracineanu
La ministre des Sports Roxana Maracineanu | AFP

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Ce mercredi, Roxana Maracineanu dressera un premier bilan sur le suivi des signalements des violences sexuelles. Avant ce point étape, la ministre des sports s'est exprimée dans les colonnes du Parisien et a affirmé vouloir aller plus loin dans la formation et la prévention.

Ce mercredi, après plusieurs mois de travail, Roxana Maracineanu dressera un premier bilan des signalements des violences sexuelles dans le sport. En amont de celui-ci, la ministre des sports s'est exprimée dans les colonnes du Parisien (version abonnés). Le 22 février dernier, elle avait lancé la convention nationale sur la prévention des violences sexuelles dans le sport. Une convention qui a, selon la ministre, commencé à faire bouger les choses. "On progresse réellement dans le partage des responsabilités. Certains présidents de fédération veulent en finir avec l'omerta."

Pour Roxana Maracineanu, les fédérations ont un rôle central à jouer. "Les fédérations doivent s'engager davantage sur cette thématique. Les valeurs du sport, ce ne sont pas que des mots, ça doit se traduire en actes, en plan de sensibilisation et ça doit se décliner jusqu'à la plus petite association." Pour avancer dans la bonne voie, la ministre veut aussi aller plus loin dans la formation et la prévention. "On a concentré nos efforts sur le traitement des affaires, tous les cas signalés sont traités ou en cours. On doit désormais aller plus loin dans la formation et la prévention". 

"Je ne mesurais ni la gravité des cas ni leur nombre"

La ministre confie également avoir reçu beaucoup de signalements, et ne s'attendait pas à ce qu'ils soient si nombreux. "Je ne mesurais ni la gravité des cas ni leur nombre. Cette vague de témoignages d'anciens athlètes de haut niveau dans les médias a permis de montrer que nous étions face à un problème de société qui touchait le sport et qu'il fallait agir." 

La ministre a aussi constaté que la parole se libérait. "Des victimes aujourd'hui adultes me disent que le fait d'avoir ouvert le débat leur a permis de se libérer. Grâce aux sportives qui ont parlé publiquement, le statut de victime a été reconnu." Mais encore une fois, rappelle la ministre, "pour que les langues se délient, il faut qu'on mobilise tout le monde : les fédérations, les clubs, les cadres techniques, les collectivités mais aussi les parents qui sont concernés. En tant que ministre, je me sens utile dans ce combat."

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