Hollande INSEP
91 sportifs ont pu s'engager avec 30 entreprises ce mardi. | REMY DE LA MAUVINIERE / POOL / AFP

Objectif Rio... Avec un emploi en poche

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"Vous vivez pour le sport, mais pas assez par le sport". Ces mots sont de François Hollande, qui a officialisé ce mardi à l’INSEP la signature de 91 contrats d’embauche entre des sportifs potentiellement médaillables aux Jeux Olympiques de 2016, et de 30 entreprises décidées à les aider.

Le quotidien d’un sportif de haut-niveau n’est pas le même selon les disciplines. En France, tout le monde ne s’appelle pas Ibrahimovic ou Gignac, et ne gagne donc pas les mêmes revenus.  Certains, comme Cécilia Berder, gagnent moins de mille euros par mois et vivent dans une précarité qui ne leur permet pas une préparation optimale pour réaliser au mieux leurs objectifs.

Ainsi Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports, a eu l’idée d’entreprendre un partenariat entre des sportifs de haut-niveau et des entreprises. A la clef : des CDI et CDD, ou encore du sponsoring. Une société peut décider de prendre en charge un sportif qui a des chances de médailles aux prochains JO, en l’embauchant avec des horaires aménagés.  L’Etat s’engage à aider financièrement l’ensemble des entreprises partantes dans ce projet.

Pour le président Hollande, l’objectif « est la réussite. Sportive, personnelle, économique et nationale. Quand on est capable de préparer une grande compétition, on est capable de donner le meilleur pour une entreprise ».  Un coureur comme François Pervis, 30 ans, triple champion du monde sur piste 2014, n’a cotisé que deux ans pour la retraite (en 2009-2010, quand il faisait partie de l’équipe Cofidis). Le voilà désormais chez Easybike, une entreprise produisant des vélos avec assistance électrique, en craignant moins, comme il l’a avoué au Parisien, « les fins de mois difficiles». 

Hugo Biso, champion du monde de canöe-kayak, qui vient d'être embauché par Vinci Autoroutes, est ravi : « J’irai à l’entraînement avec l’esprit léger, pour préparer les prochains Jeux ».

Plus que de l’argent, ces entreprises offrent une véritable reconversion pour des sportifs qui ont beaucoup donné à leur discipline, sans forcément avoir les retours attendus. Les 91 champions concernés pourront donc préparer en toute sérénité les Jeux de Rio, mais aussi (et surtout) leur avenir.

Mathilde L'Azou @MathildeLAzou