Le contrôle anti-dopage, passage obligé pour les coureurs...
Le contrôle anti-dopage, passage obligé pour les coureurs... | AFP - Pavani Pascal

Lutte anti-dopage : tous les sports ne sont pas au même régime

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Un nouveau cas de dopage vient d'être révélé dans l'équipe cycliste Astana. Il s’agit du cinquième depuis le mois de septembre. L’occasion de rappeler que les luttes anti-dopage ne sont pas encore les mêmes pour toutes les disciplines. Si certains sports, comme le cyclisme, utilisent déjà le passeport biologique et le logiciel Adams, d'autres, comme le tennis et le football, en sont encore à leurs balbutiements.

Quand on évoque le mot dopage, on pense souvent au cyclisme, à l’affaire Festina, à Armstrong. Et à Astana, qui se fait remarquer en cette fin de saison par ces multiples annonces de dopage. La cinquième plus précisément, depuis septembre. On ne pense donc pas forcément au rugby, qui d’après des chiffres donnés par Françoise Lasne, directrice du laboratoire des analyses de l’AFLD en 2012, serait le sport le plus touché par le dopage, devant le football et l’athlétisme. 

Les sports les plus touchés par le dopage |Create infographics

D’après le site de l’Agence Mondiale de la lutte Anti-dopage, 26 fédérations internationales utilisent actuellement le logiciel Adams, qui permet une localisation des sportifs, dans le but de réaliser plus de contrôles inopinés. Ainsi, le sportif doit renseigner tous les jours une heure et une adresse à laquelle il serait disponible en cas de contrôle. Il doit également noter ses plannings d'entraînements et son programme de compétitions. Si un contrôleur arrive à l'heure et à l'adresse donnée par le sportif, mais que celui-ci n'y est pas, entraîne un "no-show". Trois "no-show" en 18 mois peuvent conduire à une suspension mais toutes les fédérations ne l’appliquent pas forcément. Néanmoins on retrouve dans cette liste des sports comme la boxe, la natation… Le football est le grand absent de la liste. 

"Un coureur sur dix est contrôlé, pour un footballeur sur 2000"

Le football fait partie des sports à la traîne dans la lutte anti-dopage. Lors du Mondial 2006, la FIFA avait décidé de ne pas contrôler les joueurs. Quant à la Coupe du Monde 1998, organisée en France, les échantillons A et B des footballeurs ont tout simplement été détruits. "Si on contrôle aujourd'hui 10% des coureurs cyclistes, seul un footballeur professionnel sur 2000 fait l’objet d’un contrôle", disait même Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste mondial du dopage. Ainsi les sports les plus contrôlés sont le cyclisme et l’athlétisme, loin devant le football et le rugby.

Les sports les plus contrôlés en France |Create infographics

En tennis d’ailleurs, la lutte anti-dopage n’en est encore qu’à ses balbutiements. La fédération internationale de tennis (l’IFT) a adopté le passeport biologique l’an dernier, à la demande de plusieurs joueurs, dont Roger Federer, qui se plaignaient du manque de contrôles. Jusqu’en 2009, en tournoi du Grand Chelem seuls les perdants des matches étaient contrôlés. Donc le vainqueur du tournoi n’était contrôlé qu’une seule fois en quinze jours, après la finale. Ces contrôles inopinés ne se font pas non plus au même rythme : en 2011, les cyclistes ont été 1000 fois plus contrôlés en dehors de leurs compétitions que les joueurs de tennis. 

Cyclisme et tennis : deux luttes anti-dopage différentes |Create infographics

Cyclisme et tennis : deux luttes anti-dopage différentes |Create infographics

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