Sebastian Coe flemme Olympique JO Londres 2012
Sebastian Coe posant avec les flemme olympique devant les anneaux | Geoff Caddick / AFP

Londres à 200 jours des JO

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Le Premier ministre britannique David Cameron a délocalisé le conseil des ministres sur le site des Jeux Olympiques de Londres, afin de vanter des préparatifs sans faute, à l'exception de ratés de billetterie, 200 jours avant le début du plus grand événement sportif au monde.

Budget sécurité doublé

Sebastian Coe: "Je ne veux en aucun cas qu'un athlète me dise qu'il n'est pas allé en finale parce que l'atmosphère au village olympique n'était pas bonne ou parce que les services et les transports ne marchaient pas".

Les préparatifs se sont poursuivis sans anicroche et le comité d'organisation (LOCOG) peut se féliciter de l'avancement des travaux au parc olympique, dans l'est de Londres, où les principales installations, dont le stade de 80.000 places, la piscine et le vélodrome, sont achevées. Malgré le climat d'optimisme, 200 jours avant la cérémonie d'ouverture du 27 juillet, le président du LOCOG Sebastian Coe a souligné que l'effort devrait se poursuivre jusqu'au 12 août, date de la cérémonie de clôture. "Il faut que les jeux fonctionnent pour le plus important des groupes de clients, les athlètes. On ne peut pas se rater dans ce domaine, ce serait un péché capital", a-t-il ajouté. Dans une métropole déjà engorgée, les transports risquent d'être le principal défi à relever. Des voies olympiques seront réservées aux sportifs, aux officiels et aux médias, mais cela risque de se traduire par un surcroît d'embouteillages dans le reste de Londres.

Le gouvernement de David Cameron a procédé à quelques ajustements, notamment en multipliant par deux le budget destiné à la sécurité des Jeux. Mais le côté paillettes n'a pas été oublié. Les sommes allouées à la cérémonie d'ouverture ont ainsi été doublées afin que le cinéaste Danny Boyle, chargé de la mise en scène, ait les moyens de monter un spectacle qui ne fasse pas rougir le pays après les fastes de Pékin. La vente des tickets, qui avait déjà fait énormément de déçus au mois de juin à cause de la disproportion entre l'offre forcément limitée et l'énormité de la demande, a encore donné du fil à retordre aux organisateurs ces dernières semaines.

Petit "couac" dans la billetterie

Ceux-ci se sont d'abord rendu compte qu'environ 10.000 billets de plus que le nombre de places disponibles avaient été vendus pour les épreuves de natation synchronisée. Les clients lésés se sont vus proposer des tickets pour d'autres compétitions. Ce week-end, c'est le système de revente et de rachat des billets, ouvert vendredi sur internet, qui a été suspendu à cause d'un problème technique. Les heureux gagnants du premier tour souhaitant se débarrasser de tout ou partie des tickets alloués peuvent en théorie le faire jusqu'à début février, offrant ainsi une nouvelle chance à ceux qui ont été peu ou mal servis. Mais le système est tombé en panne au bout de quelques heures, obligeant les organisateurs à fermer le site internet jusqu'à nouvel ordre. Une ultime vente aura lieu au mois d'avril où seront proposés un million de billets ne concernant pas le tournoi de football, le seul pour lequel des places restent disponibles. Les organisateurs comptent sur la possible participation de David Beckham dans l'équipe de Grande-Bretagne pour remplir les gradins.

Le Nord Pas-de-Calais, base arrière de Londres

Wulfran Despicht (président du comité de pilotage du projet):"Il n'a jamais été question de récupérer les Jeux mais simplement de récupérer une petite part de médiatisation, une petite part de notoriété et une petite part de chiffre d'affaires".

De son côté, la région Nord Pas-de-Calais a donné à Lille, en présence de nombreux sportifs, le coup d'envoi de l'année olympique, avec l'ambition d'être la base arrière de la compétition en profitant de sa proximité géographique avec Londres. "On est aussi près de Londres que de Paris. C'était une très belle opportunité qu'on a réussi à saisir", a déclaré Hélène Parra, vice-présidente du conseil régional chargée de la Jeunesse et des Sports. "Pour le moment l'objectif est rempli", a-t-elle ajouté. "C'est un moyen de marquer le coup à 200 jours des JO". "Notre objectif c'est 200 délégations (de sportifs) pour les 200 derniers jours. C'est à la fois un slogan mais c'est aussi un véritable objectif puisque nous sommes aujourd'hui à 140 ou 150 stages (préparatoires) confirmés", a souligné Wulfran Despicht, président du comité de pilotage du projet, baptisé "Le plus grand terrain de jeux".

"On est l'une des régions les mieux structurées en matière d'équipements de haut niveau, ce qui n'était pas le cas au démarrage du projet il y a quatre ou cinq ans", a ajouté M. Despicht. Il a chiffré le montant total des contributions des collectivités territoriales à près de 200 millions d'euros sur cinq ans. "L'essentiel des retombées économiques vont vers l'hôtellerie et la restauration, a-t-il précisé. Ce dernier était notamment entouré de nombreux sportifs de la région, comme les basketteurs de Gravelines Andrew Albicy et Yannick Bokolo ou la gymnaste Delphine Ledoux.

Dernier train pour Londres pour les gymnastes

Pendant ce temps là, au niveau sportif, de nombreux athlètes essaient encore de décrocher un sésame pour être à Londres en juillet prochain. Plusieurs nations vont ainsi se disputer cette semaine les derniers billets en jeu par équipes en gymnastique artistique lors des "test  event " à Londres - mardi pour les hommes, mercredi  pour les dames-, seconde et ultime chance de gagner sa place. Alors que les huit premières équipes aux Championnats du monde à Tokyo en  octobre se sont directement qualifiées, quatre tickets restent à trouver. Les Britanniques seront donc en concurrence avec les Français, les Canadiens, les Italiens, les Bélarusses, les Brésiliens, les Espagnols et les  Portoricains. Chez les dames, la lutte se fera entre la Belgique, le Brésil, le Canada,  l'Espagne, la France, l'Italie, la Corée du Sud et les Pays-Bas. Chaque équipe qualifiée obtient le droit d'envoyer cinq gymnastes aux Jeux,  contre un sinon.

Julien Lamotte