Les cinq faits du week-end
Les cinq faits du week-end | AFP

L'OM, la piste française, Théaux: les cinq leçons du week-end

Publié le , modifié le

Le week-end a été très dense pour le sport français, avec quelques retours au premier plan. Parmi les principaux faits marquants, il y a les pistards tricolores, rois à Saint-Quentin-en-Yvelines lors des Mondiaux avec un retour fracassant de Grégory Baugé (vitesse) à 30 ans. Il y a aussi cette médaille de bronze du combiné par équipes aux Mondiaux, avec les quatre copains (Lamy-Chappuis, Braud, Lacroix, Laheurte), ou cette 2e place d'Adrien Théaux en super-G à Saalbach, lui qui a conquis la semaine d'avant le bronze mondial. Et en L1, l'OM lâche du terrain après son nul à Saint-Etienne (2-2). A Barcelone, Fernando Alonso a subi le premier gros accident de la saison, sans gravité pour lui, lors des essais au volant de sa McLaren.

Le retour des pistards français

A Londres, aux Jeux Olympiques de 2012, la piste française avait pris une leçon par les Britanniques. L'argent (en vitesse pour Baugé, en vitesse par équipes, en omnium) n'avait pas fait le bonheur tricolore. Moins de trois ans après, la revoilà sur le toit du monde. Cinq titres mondiaux (vitesse par équipes et individuel, keirin, kilomètre, l'Américaine) plus deux autres médailles (bonze en poursuite individuelle et en vitesse individuelle), la semaine à Saint-Quentin-en-Yvelines a été très profitable. Et contrairement aux Mondiaux 2014, où François Pervis avait ramené trois des quatre médailles d'or (cinq médailles au total), l'éventail de champions est plus large. Et à 30 ans, Grégory Baugé est redevenu le maître de la vitesse dimanche, trois ans après son dernier sacre en dominant en quarts de finale le tenant, François Pervis (qui a conservé deux de ses trois titres), et en demi Quentin Lafargue. A plus d'un an des JO, la France a repris des couleurs. Mais attention, les Britanniques étaient dominés avant d'être dominateurs lors des JO en 2012...

Vidéo: Grégory Baugé

Le retour des combinés tricolores

Depuis les JO de Sotchi en 2014, Jason Lamy-Chappuis n'était plus que l'ombre de lui-même. Le champion olympique de combiné en 2010, leader insatiable de cette discipline, avait traversé l'épreuve olympique comme un fantôme. Cette saison, il avait juste raflé une victoire, ce qui est peu pour un skieur qui en compte 26 à son compteur depuis 2006. Triplé champion du monde en 2013, il finit les Mondiaux, à Falun, avec deux médailles d'argent au cou qui font son bonheur. Et celui de ses copains François Braud, Maxime Laheurte et Sébastien Lacroix (futur retraité), bronzés en équipes dimanche comme ils l'avaient été voici 15 ans, lors des Mondiaux juniors. Ces quatre copains (presque d'enfance) ont tout vécu ensemble, et cet ultime podium pour leur dernière course collective est une belle récompense. Et peu importe s'ils étaient les tenants du titre. En 2013, cet or avait représenté le nirvana de leur quête collective. Ce bronze clôt magnifiquement leur aventure humaine.

Vidéo: Du bronze qui vaut de l'or

Le retour d'Adrien Théaux en Coupe du monde

A Beaver Creek, lors des Mondiaux, Adrién Théaux a décroché sa première médaille planétaire (en super-G). Jusqu'au bronze de Pinturault en géant et à l'or de Grange en slalom, il a longtemps été la seule médaille française lors de ces Championnats du monde. Deux ans après sa dernière victoire en Coupe du monde (descente de Kvitfjell), il a frôlé une troisième victoire lors du super-G de Saalbach, dimanche. Pour 23 centièmes, il se contente de la deuxième place, derrière Matthias Mayer. Ce 11e podium en carrière signifie bien que le skieur de Val-Thorens est en grande forme en cette fin de saison, lui qui avait pris la 4e place du super-G à Kitzbühel avant les Mondiaux.

Vidéo: Adrien Théaux aux Mondiaux

L'OM lâche du terrain sur l'OL et le PSG

Marseille a enchaîné un troisième match nul consécutif, à l'issue de son déplacement à Saint-Etienne (2-2). Lors de ses cinq derniers matches en L1, l'équipe n'a remporté qu'une seule victoire. Ce nul n'a tenu à pas grand-chose, puisque Erding a égalisé dans le temps additionnel. Mais ce n'est qu'un point dans l'escarcelle olympienne, qui voit ses deux rivaux pour le titre, Lyon et Paris, prendre de l'avance. A l'issue de cette 26e journée, l'équipe de Marcelo Bielsa possède 4 points de retard sur l'OL, et 2 sur le PSG. Rien de rédhibitoire, mais la tendance actuelle ne plaide pas en faveur des coéquipiers de Steve Mandanda, qui possèdent toujours la deuxième meilleure attaque de France. Mais le coup presque parfait de l'entraîneur au niveau du coaching pourrait relancer le collectif.

Mevlut Erding prend le meilleur de la tête sur Morel
Mevlut Erding prend le meilleur de la tête sur Morel

Le premier gros accident en F1

Les pilotes de Formule 1 ont repris le chemin des circuits avec des essais sur le circuit de Barcelone. Et si la saison 2014 a été marqué par le terrible accident de Jules Bianchi, ces premiers tours de roue ont d'ores et déjà été marqués par la grosse sortie de route de Fernando Alonso. Il est sorti de la piste entre les virages 3 et 4 du circuit de  Montmelo, dimanche vers 12h45, et a tapé dans le mur de sécurité lors de la 4e et  dernière journée de cette session d'essais, l'avant-dernière de l'hiver. "Sa vitesse devait être d'environ 150 km/h, sa voiture a tourné brutalement, c'était bizarre", a dit l'Allemand Sebastian Vettel, qui a  remplacé cet hiver Alonso  chez Ferrari. Le double champion du monde espagnol devait "passer la nuit en observation à l'hôpital", indiquait un peu plus tôt le directeur sportif de McLaren-Honda, Eric Boullier. A la suite de l'accident de Bianchi, une nouvelle procédure a été mise en place en F1: au-delà d'un certain nombre de G, signifiant une décélération excessive, une lampe bleue s'allume dans le cockpit. Et les secours doivent impérativement évacuer le pilote vers un hôpital, quelque soit son état. C'est ce qui a été appliqué au champion du monde espagnol.

Fernando Alonso évacué en hélicoptère pour des examens rassurants à Barcelone
Fernando Alonso évacué en hélicoptère pour des examens rassurants à Barcelone

Omnisport