Masque Decathlon
Un personnel soignant teste un masque de plongée Decathlon amélioré avec des raccords de valves respiratoires imprimés en 3D, le 27 mars 2020, à l'hôpital Erasme de Bruxelles. | Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Les masques de plongée Decathlon testés pour venir en aide aux malades du Covid-19

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Des tests sont effectués depuis lundi soir dans un CHU de région parisienne pour adapter les masques de plongée Decathlon Easybreath, afin qu'ils puissent aider les patients atteints du Covid-19 à respirer sans avoir recours à l'intubation. La marque a d'ailleurs indiqué qu'elle réservait l'intégralité du stock disponible à un usage médical.

Et si les masques de plongée Decathlon, que l'on utilise d'ordinaire pour explorer la vie marine pendant nos vacances, pouvaient aider les malades atteints du Covid-19 en détresse respiratoire ? "Ces derniers jours, nous avons en effet été sollicités par des centres de recherche, des hôpitaux, des universités, etc. dans plusieurs pays. Nous avons naturellement accepté de partager nos plans 3D et nos informations techniques aux projets les plus sérieux et avancés", indiquait le 25 mars la marque d'articles de sport sur son compte Twitter au sujet de ses masques. "Nous avons mis à disposition les plans de conception de nos masques Easybreath ainsi que les plans de fabrication, dont le fameux plan en 3D du tuba", a précisé pour francetvsport Xavier Rivoire, responsable de la communication externe de Decathlon International.

Lundi 30 mars, le GHU-APHP Hôpital universitaire Henri-Mondor, à Créteil, a annoncé sur Twitter qu'un premier test d'adaptation des masques Easybreath de la marque était effectué afin qu'ils puissent aider les patients atteints du Covid-19 en détresse respiratoire à respirer sans avoir recours à l'intubation. Le CHU Henri-Mondor a en effet procédé à un raccord modifié et imprimé en 3D au bloc opératoire sur ces masques afin de permettre une ventilation non invasive.

Decathlon retire ses masques de la vente

Decathlon a, en parallèle de ce test, décidé de retirer de la vente leur masque afin que l'intégralité du stock disponible soit réservé à un usage médical. "Notre rôle est d'être un facilitateur, de façon à ce que les hôpitaux et les centres de recherches qui ont besoin de mener des tests sur ce masque puissent y avoir accès facilement et rapidement", a indiqué Xavier Rivoire. A l'heure actuelle, la France a rendu disponible "30 000 masques, tout comme l'Espagne. Pour l'Italie, le stock, rendu disponible gratuitement lui aussi, est de 10 000".

Aucune certitude de leur efficacité

Pour l'heure, les résultats de ces tests ne sont pas encore connus. La marque française rappelle d'ailleurs, toujours sur Twitter, que "l’Easybreath est un masque qui a été conçu uniquement pour faire du snorkeling (plongée avec masque et tuba, NDLR). Nous ne sommes pas médecins, et nous n’avons pas les compétences pour appuyer un usage dans le domaine médical, mais nous nous tenons à la disposition des centres de recherche." 

L'enseigne tient aussi à rappeler qu'ils n'ont pas eu de validation sur le fait que des solutions fonctionnaient réellement et puissent être utilisées par des médecins. La production va-t-elle s'intensifier ? Trop tôt encore pour le dire souligne Xavier Rivoire. "Nous étudions la situation de très près mais ne pouvons nous prononcer pour l'heure tant les requêtes sont nombreuses. Pour le moment, nous tentons de répondre localement aux besoins tels qu'ils se présentent et le mieux possible, en toute solidarité et responsabilité."

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