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L'escrime française a connu une Olympiade désastreuse | ALBERTO PIZZOLI / AFP

Les flops de l'année 2012

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Certains espéraient accéder au sommet (Lemaitre, Lacourt), d'autres voulaient partir en beauté (Schumacher), revenir au premier plan (les escrimeurs tricolores aux JO) ou encore redorer une image ternie (équipe de France de Foot). Pour plusieurs raisons, 2012 n'aura pas exaucé ces vœux.

Les Bleus dans la tourmente

Si, d'un point de vu sportif, une élimination en quart de finale de l'Euro face au champion du monde et d'Europe espagnol n'a rien d'infâmant, la manière, elle, a encore défrayé la chronique. Minée par une indiscipline interne, l'équipe de France s'est sabordée en Pologne et en Ukraine et a creusé encore plus son déficit d'image auprès du grand public.

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Quelques mois après cette tourmente, Didier Deschamps a succédé à Laurent Blanc et les Bleus semblent s'être rachetés une conduite. Et, pour le moment, les résultats suivent.


M'Vila paie les pots cassés

Dans la foulée de cet Euro désastreux, en tout cas en termes d'image et de communication, Yann M'Vila aura catalysé toutes les rancœurs de cet épisode. Bouc-émissaire selon certains, exemple de sanction à suivre pour d'autres, le milieu de terrain rennais va payer au prix fort une virée nocturne avec quelques partenaires chez les Espoirs à quelques jours d'un match décisif  face à la Norvège. Pris la main dans le sac, M'Vila écope d'une interdiction de sélection nationale lourde, très lourde. Suspendu jusqu'au 30 juin 2014, ce grand espoir du football tricolore peut déjà dire adieu à la Coupe du monde au Brésil.


Lemaitre loin du compte

L'espoir du sprint français avait choisi de faire l'impasse sur le 100 pour se consacrer pleinement au demi-tour de piste à Londres. Le choix ne s'avéra pas du tout payant, la faute en grande partie à une demi-finale ratée qui lui octroyait un très mauvais couloir, le n°2, en finale. Loin, très loin des flèches Bolt et Blake, Christophe Lemaitre pouvaient légitiment viser une troisième place. Le double champion d'Europe du 100 et du 200 mètres terminera sixième…

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Camille Lacourt, dos mineur

Annoncé comme la grande star de la natation tricolore, aussi bien pour ses qualités de "dossiste" que pour sa capacité à remplir les pages people des magazines, Camille Lacourt a laissé passer le train de la gloire aux JO. Si l'échec de Laure Manaudou ne peut être légitiment considéré comme une surprise, la contre-performance du Narbonnais a déçu. Champion du monde en 2011, il a dû se contenter d'une modeste 4e place sur le 100m dos. Dans la foulée, il devait déclarer forfait pour les championnats de France et du monde en petit bassin suite à une blessure à l'oreille. A 27 ans, Camille doit maintenant ressortir la tête de l'eau. 


L'escrime manque de tranchant

Jadis plus grand pourvoyeur de médailles dans l'histoire du sport olympique français, l'escrime a subi un échec retentissant aux JO. Zéro pointé, du jamais vu pour le clan tricolore. Amorcée il y a déjà quelques années, l'érosion des lames françaises a éclaté au grand jour à Londres, entraînant dans son sillage rancœurs et frustration. L'heure est plus que jamais à la remise en questions.

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Schumacher, le combat de trop ?

Sorti de sa retraite dorée en 2010 pour reprendre le volant chez Mercedes, le septuple champion du monde a mis un terme définitif à sa carrière après une nouvelle saison ratée. Après deux exercices déjà peu concluants en 2010 et 2011, l'Allemand n'a pas pu hisser son niveau, ni celui de sa monoplace, à la hauteur de sa légende passée. Anonyme 13e du classement final, à 44 points de son coéquipier Niko Rosberg, "Schumi" quitte la compétition par la petite porte. On ne peut pas être et avoir été ?

Julien Lamotte

Omnisport