Matthieu Reeb du TAS
Matthieu Reeb, secrétaire général du Tribunal arbitral du sport (TAS) | AFP - FABRICE COFFRINI

Le tribunal arbitral du sport s'attend à "des centaines" de cas à étudier après le rapport McLaren

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Le Tribunal arbitral du sport s'attend à être saisi de "plusieurs centaines de cas" à la suite du rapport McLaren sur le dopage en Russie qui met en cause plus de 1.000 sportifs, a indiqué son secrétaire général. "On peut s'attendre à plusieurs centaines de cas a priori car il y a eu un millier d'infractions dans le rapport McLaren. Je peux m'attendre à 100, 200 ou plus de litiges devant le TAS", a déclaré Matthieu Reeb, lors d'un point presse à Genève.

"Certains athlètes, j'imagine, ne vont pas insister mais d'autres le feront certainement", estime Matthieu Reeb, le secrétaire général du tribunal arbitral du sport (TAS). Après le rapport McLaren, il y a de fortes chances que des athlètes, mis en cause dans ce rapport, fassent appel à la plus haute juridiction sportive pour se disculper. "Actuellement, l'effectif du TAS est suffisant pour absorber une bonne quantité d'affaires qui pourront être regroupées, car souvent elles sont similaires". Le TAS qui voit le nombre d'affaires qui lui sont soumises "augmenter constamment" va "battre un nouveau record en 2016, en allant au-delà des 600 affaires traitées, contre 503 en 2015". Pour la première fois deson histoire, le TAS avait mis en place à Rio, pour les Jeux Olympiques, une chambre antidopage jugeant en première instance et qui remplaçait la commission disciplinaire du CIO. Elle a été saisie de 8 affaires pendant la tenue des Jeux, et de 5 après. "Cette chambre pourrait devenir permanente" et sera "probablement mise en place" lors des JO d'hiver 2018 à Pyeongchang, a dit le secrétaire général de l'instance.

Selon le rapport final de Richard McLaren, dévoilé vendredi à Londres, "de fortes preuves d'un dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015" concernant plus de 1.000 sportifs russes dans plus de 30 sports, ont été découvertes concernant la Russie. Le rapport commandé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) évoque "une conspiration institutionnelle mise en place pour les sports d'hiver et d'été avec la participation du ministère des Sports et de ses services comme l'agence russe antidopage (Rusada) (...), le laboratoire antidopage de Moscou, aux côtés du FSB (services secrets), afin de manipuler les contrôles antidopage". L'AMA "informera chaque fédération internationale concernée qui devra mettre en place les procédures disciplinaires pour prouver la culpabilité des athlètes". Les athlètes sanctionnés pourront ensuite faire appel devant le TAS.

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