François Fillon
François Fillon défend la candidature d'Annecy | AFP - PHILIPPE DESMAZES

La France sort le tapis rouge pour le CIO

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Le Premier ministre français François Fillon a payé de sa personne pour accueillir mardi à Annecy la commission d'évaluation du CIO et la convaincre de l'excellence de la candidature qu'elle s'apprête à passer au crible jusqu'à samedi. "J'ai rencontré la commission avec la volonté de convaincre, de faire gagner notre cause. C'était la meilleure façon de témoigner du soutien total de l'Etat", a déclaré le Premier ministre.

Aux côtés de François Fillon, devenu pour une après-midi VRP de luxe d'une candidature loin d'être favorite, se trouvaient notamment la ministre des Sports Chantal Jouanno, Charles Beigbeder, président de la candidature et ses deux vice-présidents, Pernilla Wiberg et Jean-Pierre Vidal, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, maire d'Annecy-le-Vieux et les deux membres du CIO Jean-Claude Killy et Guy Drut. "Le dossier est d'une grande qualité technique, resserré autour de deux pôles légendaires, Chamonix, théâtre des premiers Jeux d'hiver (1924), et Annecy. Nous avons tout pour organiser des JO d'hiver d'exception sous le signe du développement durable et de l'héritage", a jugé le Premier ministre avant de quitter Annecy.

La commission, présidée par la Suédoise Gunila Lindberg, entamera véritablement ses travaux mercredi matin avec une séance de questions-réponses avec les patrons de la candidature sur neuf des dix-sept points du dossier. Jeudi, les membres visiteront le site de la Plagne (bobsleigh, luge, skeleton) ainsi que le pôle d'Annecy, avec notamment les sites du Grand Bornand, de la Clusaz et du Semnoz qui doivent accueillir les épreuves de ski nordique et de freestyle.  Vendredi, la commission se rendra à Chamonix où sont prévues les
compétitions de ski alpin et de hockey sur glace. Samedi enfin, des ateliers thématiques permettront aux envoyés spéciaux du CIO de prendre la mesure du projet français en matière de financement, d'hébergement, de transport, de soutien politique et populaire ou de lutte antidopage...  Rien, absolument rien ne devrait filtrer des impressions des Olympiens
durant cette petite semaine de travaux. François Fillon et les autres devront attendre le rapport de la commission pour savoir s'ils ont convaincu.

AFP

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