La championne olympique de snowboard Chloé Kim bombardée d'insultes anti-asiatiques

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
L'Américaine Chloé Kim, championne olympique de snowboard, le 21 mars 2021
L'Américaine Chloé Kim, championne olympique de snowboard, le 21 mars 2021 | Sean M. Haffey / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

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L'Américaine Chloé Kim, championne olympique de snowboard, est victime chaque jour de dizaines d'insultes racistes sur les réseaux sociaux, sur fond de vague de violence anti-asiatique aux Etats-Unis, a-t-elle révélé vendredi 2 avril.

Âgée de 20 ans et sacrée aux Jeux de 2018 dans la discipline du halfpipe, Kim est née en Californie de parents venus de Corée du Sud. Elle a déclaré à la chaîne ESPN, dans une interview, qu'elle est inquiète pour sa sécurité à cause de ces insultes racistes.

Mercredi, Kim avait posté la capture d'écran de l'un de ces messsages, reçu un peu plus tôt sur Instagram: "J'en reçois des centaines chaque mois et je suis très triste que des gens puissent penser qu'un tel comportement est convenable", a-t-elle écrit dans le message d'accompagnement.

"Ce n'est pas parce que je suis une athlète professionnelle ou parce que j'ai gagné aux Jeux que je suis préservée du racisme. Je reçois peut-être trente messages par jour", a ajouté Kim dans son interview à ESPN.

Les insultes anti-asiatiques la poursuivent depuis qu'elle a remporté une médaille d'argent aux X Games de 2014 à Aspen, alors qu'elle était encore adolescente: "Il y avait des messages pour me dire de retourner en Chine et de ne pas prendre des médailles aux filles blanches de l'équipe".

Kim a remarqué que les insultes anti-asiatiques ont repris de plus belle depuis le début de l'épidémie de Covid-19 et les déclarations de l'ex-président américain, Donald Trump, sur le "virus chinois". Elle a parfois l'impression que "tout le monde" la "déteste" parce qu'elle est d'origine asiatique.

Pour aller promener son chien ou aller faire des courses, la jeune championne olympique se déplace désormais avec, dans son sac à main, un Taser, une bombe de défense au poivre et un couteau.

AFP

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