Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022 : Des associations appellent au boycott de la compétition

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
JO d'hiver Pékin 2022
La Tour Olympique de Pékin, le 3 février 2021, un an avant l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver 2022 qui auront lieu en Chine. |

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Alors que l'incertitude continue de planer sur les JO de Tokyo, les Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022 font eux l'objet d'un appel au boycott. Plus de 180 associations politiques ou de défense des Droits de l'Homme ont publié une lettre ouverte, qui appelle tous les gouvernement du monde entier à boycotter la compétition.

L'événement doit débuter le 4 février 2022. Soit six mois après les Jeux Olympiques d'été de Tokyo 2020, même si des incertitudes persistent sur son organisation en raison de la pandémie de Covid-19. 

Mais Pékin, ville hôte de la compétition, fait face à de vives critiques occidentales concernant sa récente sa récente reprise en main du territoire semi-autonome de Hong Kong (sud de la Chine) mais aussi, son traitement des musulmans ouïghours et des Tibétains. Les auteurs de cette lettre ouverte appellent donc les gouvernements du monde entier "à s'engager à un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver de Pékin de 2022 afin de s'assurer qu'ils ne soient pas utilisés pour encourager les effroyables violations des droits de l'Homme et la répression de la dissidence commis par le gouvernement chinois".

Une lettre qui rassemble un grand nombres de signataires. Parmi eux, figurent le Congrès mondial ouïghour (organisation d'exilés basée en Allemagne), Réseau international pour le Tibet (qui fédère des associations du monde entier) ou WeTheHongKongers (un groupe de Hongkongais militant pour "l'autodétermination" du territoire). Depuis l'attribution des JO d'hiver à Pékin en 2015, "le président Xi Jinping a déclenché une répression incessante contre les libertés fondamentales et les droits de l'Homme", estiment les auteurs de la lettre.

Une lettre qui vient perturber les organisateurs

Depuis la parution de cette lettre, le Comité International Olympique (CIO), a réagit par l'intermédiaire d'un communiqué. Il a alors indiqué que les préoccupations soulevées par ces ONG "ont été et sont abordées avec le gouvernement (chinois) et les autorités locales".  "Nous avons reçu l'assurance que les principes de la Charte olympique seront respectés dans le cadre des Jeux", a souligné le CIO.

Wang Wenbin, porte-parole du ministère Chinois des Affaires Étrangères a lui aussi pris la parole lors d'une conférence de presse régulière affirmant  qu' "Il est extrêmement irresponsable de vouloir perturber ou faire obstacle aux préparatifs et à la tenue normale des Jeux olympiques pour des motifs politiques" avant de rajouter que : "Cette initiative n'obtiendra pas le soutien de la communauté internationale et est vouée à l'échec"

Pékin sous le feu des critiques 

La capitale de la Chine est particulièrement critiquée par les occidentaux à propos des Ouïghours, une minorité musulmane habitant principalement dans la région du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Selon des études d'instituts Américains ou Australiens, au moins un million d'entre eux ont été internés dans des "camps" et certains soumis à du "travail forcé" ou des "stérilisations forcées". La Chine dément catégoriquement les deux dernières accusations. Le pays affirme que les "camps" sont des "centres de formation professionnelle" destinés à les éloigner de l'extrémisme religieux, après de nombreux attentats sanglants commis contre des civils.

AFP

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