Dow Chemical renonce à ce que son nom apparaisse sur le stade

Dow Chemical renonce à ce que son nom apparaisse sur le stade

Publié le , modifié le

Le groupe Dow Chemical, lié à la tragédie de Bhopal en 1984 en Inde, a renoncé à ce que son nom figure sur le stade des jeux Olympiques de Londres de 2012, ont annoncé lundi les organisateurs des JO, pour tenter de faire taire les voix appelant à un boycott des Jeux.

"La marque n'apparaîtra pas sur le stade avant, pendant et après les jeux  Olympiques", a affirmé une porte-parole du comité d'organisation des JO  de Londres (LOCOG). Une décision confirmée plus tard dans la journée par Dow Chemical, l'un des  principaux sponsors des Jeux de Londres et du Comité international olympique  (CIO). "L'accord entre Dow et le comité d'organisation des JO de Londres prévoyait  que cinq panneaux publicitaires seraient retirés avant les Jeux (...).  Cependant (...) le Comité et Dow ont convenu que Dow renoncerait à ses droits  sur ces cinq panneaux", a expliqué la société dans un communiqué.

La semaine dernière, le Comité olympique indien a estimé que toute décision  de boycotter les jeux Olympiques de Londres relevait du gouvernement indien, et  a décidé de protester officiellement auprès du comité organisateur de Londres  contre la participation de Dow Chemical au parrainage des JO.

 La catastrophe de Bhopal en 1984, le pire dans l'histoire industrielle  mondiale, a fait des dizaines de milliers de morts dans cette ville du centre  de l'Inde après qu'un nuage de gaz toxique se fut échappé de l'usine de  pesticide du groupe américain Union Carbide. Dow Chemical, qui a racheté l'usine en 1999, estime que les responsabilités  ont été effacées depuis l'accord de 1989 avec le gouvernement indien pour le  versement de 470 millions de dollars d'indemnisations, avec abandon de  poursuites pénales. Mais des associations de défense des victimes militent  depuis des années pour obtenir davantage de compensations financières.

AFP