Didier Poulmaire : "Le sport ça se pratique"

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Auteur·e : Alexandre Boyon
Didier Poulmaire, aux côtés de Laure Manaudou, en 2010
Didier Poulmaire, aux côtés de Laure Manaudou, en 2010 | AFP

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C’est un personnage qui compte dans le sport français. Conseil de Laure Manaudou à l’époque où elle était la meilleure nageuse de la planète, il a également accompagné Yoann Gourcuff et facilité l’arrivée de Franck Mc Court à  la tête de l’Olympique de Marseille. L’avocat Didier Poulmaire fait du triathlon au Stade Français. Touché pendant trois semaines au mois de mars par le Covid-19, il veut agir par et pour le sport, de façon désintéressée.

Symboliquement, le coup d’envoi a été donné dimanche à minuit - heure du déconfinement - devant la Tour Eiffel illuminée en hommage aux personnels soignants. Les bourrasques n’ont pas eu raison de la volonté des triathlètes du Stade Français. Un vent de renouveau pour entamer un nouveau cycle, au-delà du cliché, le clin d’œil est bien là. Membre du bureau du Comité Directeur, le juriste et les presque 400 membres de la section triathlon du club ont lancé l’opération #tri-boulot-dodo dont le but est d’intégrer le sport dans la vie professionnelle de chacun de ses licenciés pendant un mois. « J’ai eu l’idée d’envoyer ce signal, n’arrêtez pas de faire du sport, ça fait du bien. Je voyais tous ces gens courir pendant cette période, c’était chouette. Je me suis dit : sur tous ces gens qui pour certains n’avaient jamais fait de sport ou s’y remettaient, qui tiendra et continuera après ? »

Nouveau cycle

Touché par le coronavirus mi-mars, le quinqua dynamique n’a pas été bien pendant 3 semaines. « Quand la toux est très intense et que tu as du mal a retrouver tout souffle, c’est très, très chaud. J’ai vu des gars de mon âge (52 ans) partir, ça a été le point de départ de l’opération que j’ai suggérée au sein du club. » L‘idée est simple, les adhérents du club, mais aussi le grand public, sont invités à se déplacer entre leur domicile et leur travail en courant ou à vélo. Une façon de joindre l’utile à l’agréable en conservant une activité physique bienfaitrice.

Poulmaire qui a mis entre parenthèses sa pratique sportive entre 30 et 45 ans sait de quoi il parle. « Il faut remettre le sport là où il devrait être dans la vie des gens. On peut être happé de nouveau si rapidement par la vie professionnelle, on a tellement de raisons d’arrêter. Je suis l’un de ces milliers de mecs qui se sont éloignés du sport alors que c’était leur passion. »
Avant cet ultime plaidoyer de celui qui a côtoyé les plus grands sportifs. « Le sport professionnel j’y suis allé parce que c’était ma passion, j’y ai vu des choses formidables et des choses un peu moins bien. Avec l’âge, je me dis le haut niveau c’est super, mais le sport avant tout ça se pratique ! »

Alexandre Boyon boyonalexandre

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