"Dancefloor", le boom des cours de danse en ligne pour tous

Publié le , modifié le

Auteur·e : Marie-Christelle Maury
Vivian Assal Koohnavard, danseuse à Berlin

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Le titre du film "Le mille-pattes fait des claquettes !" (qui n'a rien à voir avec la danse), symbolise à lui seul tout un programme. Savoir qu’un mille-pattes arrive à coordonner toutes ses jambes pour esquisser trois pas de danse, la performance est à saluer et reste évidemment intéressante. C’est un peu l’idée développée par Dancefloor Paris. Des cours de danse réalisés par l’application Zoom, durant lesquels le professeur corrige, en direct, ses élèves, à distance. Juste pour le plaisir de pratiquer cet art, quel que soit son âge.

"Commencer la danse classique à 40 ans, oui c’est possible !" clame Rachel Vanier, co-fondatrice de Dancefloor. "On veut mettre un coup de pied aux idées reçues. On peut commencer la pratique du classique à n’importe quel âge. Ça ne veut pas dire que ça va être facile, mais c’est possible !" Des leçons pour progresser dans la bienveillance, c’est donc de cela dont il s’agit. Trois niveaux de danse classique dispensés par d’anciens danseurs de l’Opéra de Paris, rien que ça !

Des cours de barre au sol, de jazz, de danse du monde, en virtuel mais avec les conseils en direct et personnalisés de son professeur. De l’individuel pour un cours collectif d’une vingtaine de personnes. "La philosophie de Dancefloor est d’accueillir tout le monde avec une même et grande énergie", renchérit Rachel, patronne du concept.

"il y avait plein de profs de danse sur le carreau, sans revenu, alors on a créé Dancefloor"

L’idée vient donc de deux copines, Rachel Vanier, ex-directrice de la communication dans les nouvelles technologies, et de Fanny Seroka, avocate d’affaires. En quête perpétuelle de leçons de danse, les amies décident de créer leur propre cours. Le local trouvé, sur le point de signer, et l’histoire les rattrape. Confinement général, impossible de baisser les bras. "On s’est rendu compte que les gens enfermés comme nous, n’arrivaient pas à assouvir leur passion de la danse. En même temps, il y avait plein de profs de danse sur le carreau, sans revenu, alors on a créé Dancefloor." 

Au début, l’idée enchante les parisiens ou plutôt les parisiennes. De 23 à 50 ans, elles sont nombreuses à répondre présentes, chaussons de danse aux pieds dans leur 60 mètres carrés. Le bouche-à-oreille, comme meilleure publicité. "J’ai reçu un message de Slovénie, de New York et même d’Israël" s’amuse Rachel Vanier et de renchérir : "Au début, on n’avait pas imaginé offrir des cours de danse pour les enfants. Comme on a reçu beaucoup de demandes, alors banco ! on s’est dit, on y va."

"il arrive même que toute la famille y participe"

Nos chères têtes bondes peuvent donc se déhancher au son des musiques de Disney. Pour les 6-8 ans, c’est "Disney kids" orchestré par Margot. "Je travaille chez Disney d’habitude. Là, avec Dancefloor, je crée des chorégraphies à partir des musiques de la parade, La reine des Neiges, Aladdin, etc. C’est hyper sympa, souvent les frères et les sœurs viennent se joindre à nous pendant le cours. Parfois il arrive même que toute la famille y participe, ils arrivent tous déguisés... C’est très ludique." Disney pour les plus jeunes et du Street Jazz pour les 8-12 ans. Personne n’est oublié. 

Pour 10 euros par cours (ou 155 euros par mois cours illimités) chacun trouve chausson à son pied, entre pas de deux et danses flamboyantes, DanceFloor allume le feu de la passion. Et comme la danse c’est aussi et surtout le show, une fois tous les quinze jours, une master class est organisée. Pendant une heure trente, une centaine de personnes, toujours via Zoom apprend la chorégraphie d’un "monument" de la danse ! Esmeralda en classique ou encore "Grease" ont remporté un véritable succès. Jeudi, c’est "Dirty Dancing." Alors tous à vos froufrous et paillettes ! Pour ceux et celles qui auraient encore quelques réticences à se lancer dans la danse, n’oubliez jamais que même le mille-pattes peut faire des claquettes !

Marie-Christelle Maury mariechmaury

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