JO Londres Sebastian Coe
Sebastian Coe | AFP - HANDOUT

Coe: "Il nous reste beaucoup à faire"

Publié le , modifié le

Les jeux Olympiques de 2012 à Londres sont entrés dans le dernier tour de piste, moment crucial où il ne faut pas baisser la garde, avertit le président du comité d'organisation Sebastian Coe. L'ancien champion d'athlétisme est confiant malgré la crise économique et financière qui a entrainé des coupures budgétaires.

S'il fallait comparer les JO à un 800 mètres, pour lequel vous avez détenu le record mondial pendant 16 ans, où en sommes-nous maintenant?
Nous entrons dans la dernière ligne opposée du second tour (le dernier, ndlr) et, bien entendu, dans un 800 mètres, la zone la plus dangereuse se situe entre 500 et 600 mètres. C'est à ce moment-là où on pose les bases pour ce qui va se passer dans la dernière ligne droite. C'est là où se dessine ce qui va se passer sur la ligne d'arrivée. Cette année est vraiment très importante pour nous. De nombreux sites seront prêts dans un an, mais les gens partent avec l'idée en tête qu'un chantier achevé signifie qu'il est terminé. Je pense que personne dans cette organisation ne peut être accusé de complaisance. Nous savons qu'il s'agit du projet le plus complexe qu'une ville puisse entreprendre, et le mener à bien va nécessiter 110% de notre concentration.

Que reste-t-il à faire?
Il nous reste encore beaucoup à faire. Nous voulons prendre livraison des sites le plus rapidement possible et, les tranformer en sites olympiques. Nous devons encore pratiquer les tests, absolument cruciaux, afin de nous assurer que tout fonctionne. Et nous devons maintenir la pression sur les coûts, grâce à des appels d'offres intelligents, en achetant judicieusement au bon moment. Et il nous faut également maximiser les revenus grâce à la billetterie, qui représente environ 20% du budget. Notre capacité à accueillir les Jeux sera mesurée en fonction de notre capacité à vendre beaucoup de billets.

Les JO de Pékin en 2008 avaient parfois été critiqués pour tenir des épreuves dans des stades au public clairsemé. Qu'allez-vous faire pour éviter cela?
Nous voulons que les sites soient pleins et nous voulons que les spectateurs aient l'air de vraiment vouloir être là. Je sais que les Britanniques ne le pardonneront pas, s'il y a des sièges vides alors qu'ils n'ont pas pu obtenir de billets. Nous voulons qu'une bonne partie des billets soient abordables. Nous avons probablement passé plus de temps à comprendre comment fonctionne la billetterie que tout comité organisateur.

AFP

Omnisport