Charles Berling : "Le monde du sport est très impacté et souffre beaucoup"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Nelson Monfort
Charles Berling
Charles Berling dans son théâtre Liberté et de Chateauvallon | MaxPPP - Luc Boutria

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Acteur et directeur de théâtre, Charles Berling est un homme occupé et passionné. Dans cette période difficile, il s'est confié à Nelson Monfort. Il aborde la crise actuelle, la difficulté de pouvoir s'exprimer sur une scène et devant un public, ainsi que le fait qu'il ne pourra pas cette année assister aux habituelles manifestations de Jumping de l'été... Entretien.

Comment vivez vous cette période inédite ?
Charles Berling : "J'étais en télé travail pendant le confinement. J'ai été amené à réfléchir sur beaucoup de choses. À part la privation de liberté, ça nous a amené à penser au monde d'après. À la scène Nationale Châteauvallon-liberté que je dirige, on travaillait déjà sur la thématique passionnante de "Passion bleu". C'est l'occasion d'inviter des scientifiques, des écologistes, des acteurs de la mer. Nous allons parler de la mer et des océans. À la rentrée prochaine, on prépare cette grande thématique "Passion bleu" pour redécouvrir un élément sauvage qui a disparu de nos radars, on a tendance à plus regarder les poissons à la télévision et à moins plonger avec eux. Nous avons le devoir de préserver la beauté hallucinante de la planète pour nos enfants."

Où et quand est organisé cet événement ?
CB 
: "La scène nationale Châteauvallon-liberté se situe sur les hauteurs de la métropole Toulonnaise. Il existe deux sites, un dans la montagne et l'autre proche de la mer. La scène nationale va proposer à la fois une programmation normale : danses, théâtre et musique mais aussi des expositions et des artistes qui vont croiser des scientifiques. On aura la présence d'Edgar Morin, Boris Cyrulnik, Catherine Chabaud ou encore Isabelle Autissier. Ça commence fin septembre avec la venue de Yann Arthus-Bertrand qui va nous présenter son film."

Avez-vous l'impression que la culture est la grande oubliée de cette crise ?
CB : "Tout à fait. Je crois qu'il est fondamental de considérer la culture comme un bien public. C'est important de préserver ce statut et de le consolider. Ce qui a manqué de la part du gouvernement, c'est des discours forts pour penser la culture de notre pays à long terme. À l'heure actuelle, je ne sais pas ce que je peux faire. Nous n'avons pas de perspectives clairs de la part de l'Etat."

Comment expliquez-vous que les trains peuvent circuler alors que les théâtres subissent des restrictions ?
CB : "C'est incompréhensible. Je dis qu'il ne faut pas traiter les gens comme des enfants ! Nous sommes responsables d'un lieu. Si on a des règles absurdes, on est presque dans une pièce de théâtre tragi-comique. Je crois qu'il faut faire confiance aux personnes sur le terrain, à ceux qui prennent leurs responsabilités. J'ai joué dans un petit théâtre et ça s'est très bien passé. Les gens sont responsables. Il faut leur faire confiance aussi."

Quel est l'événement sportif qui vous manquera le plus cet été ?
CB : "Il y a un événement sportif que j'apprécie beaucoup de par l'affection profonde que j'ai partagé avec Virginie Couperie-Eiffel : c'est le monde du jumping et des chevaux. Il y a Bartabas et Virginie qui m'ont fait découvrir ces êtres passionnants. À Paris, il y a un événement l'été qui s'appelle le Longines Paris Eiffel Jumping qui est remarquable. Le monde du sport est très impacté et souffre beaucoup. J'espère qu'ils vont s'en remettre. Il faut que la mairie de Paris continue à soutenir ce genre d'événement." 

Nelson Monfort n_monfort

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