Batman signe son retour

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Deux ans après un premier jeu dédié, le super-héros le plus noir revient en force avec "Batman: Arkham City". Cette fois-ci, Bruce Wayne a été enlevé et se retrouve au milieu de ce que Gotham City compte de pire, dans un quartier transformé en prison de haute sécurité. Un jeu jubilatoire d'une très grande classe graphique.

"Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir", disait la chanson. Et pourtant, Rocksteady en rajoute une couche dans la noirceur avec ce nouvel opus des aventures vidéo-ludiques du chevalier noir, deux ans après "Batman: Arkham Asylum". Le super-héros est de retour dans "Batman: Arkham City". Comme pour son prédécesseur, il s'agit d'un jeu à part entière et non d'un produit dérivé d'un film. Un atout et une force car le jeu a pu se défaire des carcans liés à un scénario cinématographique à respecter pour prendre sa propre dimension. Très noire et torturée.

L'homme-chauve-souris se retrouve cette fois coincé dans Arkham City, le quartier-prison de haute sécurité accueillant ce que Gotham City compte de pire: gangsters, fous dangereux, voyous en tous genres y vivent en liberté. Une ville en elle-même avec ses recoins, son église, son tribunal, des rues où Batman va croiser et devoir affronter le Joker, Double-Face, Harley Quinn, le Pingouin ou encore Freeze. Catwoman sera aussi de la partie. Le héros a un objectif: retrouver le psychiatre Hugo Strange et découvrir ce que cache son mystérieux projet baptisé "Protocole 10". Mais il devra aussi se défaire du Joker, toujours prompt à avoir sa peau.

Il vous faut alors retrouver des indices, résoudre des quêtes, vous débarrasser de vilains prêts à avoir votre peau. Pour cela, un lot de gadgets est à votre disposition, avec l'aide également du fidèle Alfred. Et quand le besoin s'en fait ressentir, il suffit à votre Batman de déployer sa cape pour des phases de vols qui lui permettront de sillonner la ville. Et si les défis et combats proposés ne vous suffisent pas, vous pourrez créer vos propres défis et même jouer avec Catwoman à la place de Batman. Que ce soit pour la féline héroïne en combinaison ou l'homme chauve-souris, le gameplay est facile à amadouer et la prise en main rapide.

"Batman: Arkham City" est un film à lui seul. Le générique et la scène d'ouverture du jeu, où Bruce Wayne est enlevé et envoyé à Arkham City, sont dignes d'un film par leur intensité. Il faut dire que Paul Dini qui se cache derrière l'histoire du jeu fut aussi scénariste de la série TV. Le graphisme est particulièrement soigné et recréé impeccablement la noirceur et l'atmosphère des histoires du Chevalier noir qui en impose physiquement. Un soin tout particulier a été apporté aux décors (le gris des bâtiments et l'ambiance nocturne) et aux personnages. Le tout accompagné d'une bande-son prenante et parfaitement adaptée pour vous plonger dans une ambiance sombre digne du torturé chevalier noir. Une merveille.

BATMAN: ARKHAM CITY
Warner Bros. Interactive – Rocksteady
Disponible sur Xbo 360, PS3, PC
PEGI 16+
www.batmanarkhamcity.com

Melinda Davan-Soulas @Melinda_DS

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