Après le succès de la série Le Jeu de la Dame, "les échecs féminins vont prendre de l'ampleur", estime la Fédération française d'échecs

Publié le , modifié le

Auteur·e : Louise Gerber
Queens Gambit
Beth Harmon, prodige des échecs dans Le Jeu de la Dame, la série la plus vue sur Netflix. | PHIL BRAY/NETFLIX

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Fort du succès de la mini-série Netflix "Le Jeu de la Dame", racontant l'histoire d'une jeune prodige des échecs, la Fédération française de la discipline mise sur une augmentation de ses licenciées dans un futur proche. Malgré le confinement et les contraintes du jeu en ligne, 235 joueuses sont inscrites pour le Championnat de France féminin de ce dimanche, signe que la discipline attire.

Quelques semaines après la sortie sur Netflix de la mini-série Le Jeu de la Dame, les échecs féminins ont la côte. Cette fiction de sept épisodes, vue plus de 62 millions en un mois, devenant la série la plus regardée de la plateforme de vidéo à la demande, est adaptée du roman The Queen's Gambit de l'Américain Walter Tevis. Elle met en scène l'ascension dans les années 1960 de Elisabeth Harmon, jeune prodige des échecs qui bat tour à tour les plus grands joueurs du monde jusqu'à obtenir le titre de Grand-Maître international, consécration ultime de ce sport dominé par les hommes. La Fédération française des échecs (FFE) a bien l'intention de surfer sur la vague "Beth Harmon".

Une "bonne publicité" pour lancer des vocations

Jocelyne Wolfangel, directrice nationale des échecs au féminin de la FFE depuis 2001, ne peut que se réjouir de cette "bonne publicité" offerte par la série phénomène. "Les échecs féminins vont prendre de l'ampleur et c'est une bonne chose car on part de loin", explique cette passionnée qui depuis vingt ans, se bat pour développer la pratique féminine de son sport en France. "A mes débuts à la Fédération, il y avait tout à construire. Peu de femmes venaient aux échecs car les joueuses n'avaient pas vraiment de figures à laquelle s'identifier." Le personnage principal de la série, Beth Harmon, pourrait bien lancer des vocations chez les plus jeunes, dans une fédération où seulement 20% des licences sont prises par des femmes. 

Pour Sophie Milliet, sextuple championne de France, le Jeu de la Dame "va changer certains préjugés qu'on se fait sur les échecs et donner envie à des filles de tenter leur chance." Celle qui tourne autour de la soixantième place mondiale en est certaine : "On va rapidement voir les effets de la série dans les clubs d'échecs en France." 

La preuve selon Jocelyne Wolfangel, en charge des échecs au féminin à la FFE : malgré le confinement et les conditions très particulières de jeu (totalement en ligne), 235 joueuses, professionnelles et amatrices, sont inscrites pour le dernier tournoi de l'année qui se tient ce dimanche, le Championnat de France féminin de parties rapides. Un chiffre très satisfaisant estime la Fédération, qui peut certainement remercier la série Netflix pour ce petit coup de pouce. 

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