David Moncoutié (Cofidis) TDF 2011
David Moncoutié (Cofidis) | AFP - Joël Saget

Occasion ratée pour Moncoutié

Publié le , modifié le

Face à un Thor Hushovd (Garmin-Cervélo) des grands jours et avec lequel il est parti à la chasse de Jérémie Roy (FDJ), David Moncoutié a calé à l’arrivée à Lourdes. Le grimpeur doyen de la Cofidis a pris la deuxième place, à 10 secondes du Norvégien champion du monde. Mais n'a pas à rougir de sa prestation.

Parti après 50km de course en compagnie d’une douzaine d’autres fuyards, David Moncoutié a été un des animateurs de cette 13e étape. Mieux, il a livré une lutte avec Thor Hushovd mais aussi avec Jérémie Roy, encore auteur d’un joli numéro. Comme on pouvait s’y attendre, le Norvégien a eu le dernier mot et « Moncoute » a dû se contenter de la deuxième place, à seulement 10 secondes du champion du monde. « Thor a été très fort et dans un final comme ça, on ne pouvait pas le battre, n’a pu que constater le Lotois. C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne passais plus de relais à la fin, sur les 10 derniers kilomètres. » Et d’ajouter : « Dès qu’il y a eu un petit taquet, j’ai tenté ma chance mais en vain car Thor avait encore de la réserve. Je pense que je retenterai ma chance. Aujourd’hui, on a beaucoup puisé dans nos forces. Demain, c’est une belle étape mais on verra si les réserves sont suffisantes. »

« On a vu un David bon mais pas excellent, a pour sa part estimé Eric Boyer, le manager de la Cofidis. Le grand David aurait mis tout le monde à 2-3 minutes dans l’Aubisque et on ne l’aurait plus revu. Malheureusement, dans la montée, il n’avait pas ses jambes de 20 ans (NDLR : David Moncoutié à 36 ans). Maintenant, il s’est accroché, il s’est battu. Le comportement est le bon. Ca va servir d’exemple pour les autres coureurs. » Didier Rous, directeur sportif, veut lui aussi voir le verre à moitié plein. « C’est une journée qu’on avait coché et qui nous convenait. Après on tombe sur un Thor Hushovd exceptionnel et sur un Jérémie Roy qui fait un numéro, voilà … Il y a des adversaires et quand on tombe sur plus fort, quoi dire ? Si l’arrivée avait été vraiment difficile avec du pourcentage, David aurait pu tirer son épingle du jeu. Mais avec une arrivée comme ça, sur du plat, pour battre Thor c’est impossible. Le Tour n’est pas fini, David est en condition donc on le reverra. »

Isabelle Trancoën