Florent Manaudou à Compiègne
Florent Manaudou à Compiègne | MARTIN BUREAU / AFP

Florent Manaudou: "Le 100 m me trotte dans la tête"

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Champion olympique 2012 sur 50 m libre, Florent Manaudou, 21 ans, a fait sa rentrée, samedi et dimanche, au meeting de Compiègne (petit bassin), où il a remporté le 100 m libre, une course qui lui "trotte dans la tête" pour la suite de sa carrière.

Avez-vous tourné la page des jeux Olympiques pour mieux aborder cette nouvelle saison?
Florent Manaudou: "Je ne pense pas qu'on ait besoin d'oublier pour pouvoir se reconcentrer, justement c'est un moteur d'avoir fait ça, de se dire qu'on a été champion olympique, et qu'il faut maintenant confirmer, que ce soit en petit bassin, en grand bassin, et dans toutes les nages. Maintenant, il faut le refaire. Ça va être bien sûr beaucoup plus compliqué, les gens vont plus m'attendre, j'ai un peu plus de pression sur moi mais bon, je sais de quoi je suis capable, je sais que je suis dans un bon groupe d'entraînement, donc pourquoi je n'y arriverai pas".

Le 50 m libre reste-t-il votre priorité?
FM: "C'est la distance dans laquelle j'ai réussi. Bien sûr elle sera toujours présente. Après, je sais que je suis assez polyvalent donc je peux me permettre de faire d'autres nages aussi, d'autres distances. Peut-être pas encore cette saison mais sûrement l'année d'après. Ca me trotte un peu dans la tête ce 100 libre, quand même. Ca va être un peu une saison de transition, avec bien sûr le 50 m libre et d'autres 50 m aussi. Ce serait plus simple de faire 50 m/100 m que de bosser tous les 50 m. Mais voilà, il faut la caisse aussi, il faut plus s'entraîner. On verra par la suite. C'est sûr que je n'ai pas pour objectif de ne faire pendant 10 ans que la même course, le 50 m libre".

Quel serait le scénario idéal pour vous aux Mondiaux de Barcelone?
FM:
"Ce serait d'être champion du monde. Le 50 m libre, déjà ce serait pas mal. Le 50 m libre, je ne suis pas sûr que ce soit l'épreuve la plus facile pour moi. Je sais qu'il y a le 50 m dos où j'ai certaines facilités, mais faut que je bosse aussi. Et peut-être le 50 m papillon si je commence à le rebosser un peu. Ça fait quand même un an et demi que je l'ai un peu laissé tomber".

Que signifie pour vous d'être champion olympique?
FM: "C'est un rêve de sportif, et maintenant que je l'ai fait assez tôt, je suis, entre guillemets, décomplexé par rapport à ma carrière, je sais que quoi qu'il arrive j'aurai le plus beau des titres. C'est normal, par rapport au boulot que j'ai fait. Peut-être qu'on a des gènes différents des autres (chez les Manaudou), qu'on est fort en natation et en sport en général".

On vous a vu très proche de votre sœur Laure durant ce meeting à Compiègne...
FM: "On se retrouve un peu, avec ma sœur. On n'a jamais été dans la même ville, au même moment, à s'entraîner ensemble. Donc là on profite beaucoup, que ce soit ici ou à Marseille. Je vais souvent manger chez Fred (Bousquet) et ma sœur. C'est ma sœur, aussi. On a toujours été très proche quand on se voyait. C'est peut-être une force aussi. Aux Jeux, elle m'a beaucoup aidé. Par exemple, le Mc Do la veille de ma course, je l'ai fait avec elle! On verra ce qu'elle fera par la suite. Moi, ce n'est pas mon problème".

AFP