Florent Manaudou: "J'ai failli faire un break"

Florent Manaudou: "J'ai failli faire un break"

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Florent Manaudou a confié dans un entretien à l'AFP, qu'il avait "failli faire un break" après les Championnats de France en avril et qu'il n'avait pas envie d'aller aux Euros à Berlin, où il a glané 4 médailles d'or en août.

Comment définiriez-vous l'année qui vient de s'écouler ?
Florent Manaudou: "Ca a été une année compliquée. J'ai failli faire un break après les  Championnats de France (en avril à Chartres). Je ne me sentais pas forcément  bien dans mes baskets, je n'avais pas envie d'aller aux Championnats d'Europe.  J'ai bien réfléchi et je me suis dit que c'était bête. J'ai continué à  m'entraîner et ça a plutôt bien marché ! Parfois ce n'est pas simple au  quotidien, il y en a plein qui ont arrêté prématurément. Il y en a qui reviennent mais ce n'est pas un sport facile".
   
 Qu'est-ce qui est si difficile ?
 F.M: "Tous les jours nager à 6 heures du matin, ce n'est pas simple surtout  quand il fait froid. Et moi ça va, je suis à Marseille ! Des fois on a envie de souffler. Et là cette saison, c'était peut-être lié à une année européenne où on s'est dit que c'était un peu moins important. Quand on a les Monde ou les Jeux en ligne de mire, on est plus motivé je pense. Pas forcément à nager plus  dur mais on est plus rigoureux".
   
Pensez-vous déjà à la nouvelle saison ?
F.M "J'essaie de ne pas trop y penser, je profite de mon année européenne.  Quand je vais commencer à nager je vais oublier tout ça. Je vais me remettre à  nager bientôt et repartir sur un cycle de 3 mois jusqu'aux Championnats du  monde petit bassin (3-7 décembre à Doha). Ca me plaît de faire des "compèt", je  ne nage pas pour m'entraîner. Quand je vois Katinka Hosszu qui fait toutes les  coupes du monde et qui nage très bien après, c'est un type d'entraînement  aussi. J'aime bien l'adversité, avoir ma routine de compétition".
   
Allez vous vous ouvrir sur d'autres courses la saison prochaine ?
F.M: "J'ai déjà 3 courses individuelles (50 m et 100 m libre, 50 m papillon)  plus les relais, ça va faire des belles semaines maintenant. Quand je ne  faisais que du 50 m crawl, c'était compliqué, j'arrivais en fin de programme,  je voyais tout le monde nager avant moi et je perdais un peu de nerveux. Là ça  me plait de faire du 100 m parce que je n'ai pas encore tout compris. Sur 50 m  papillon aussi je suis loin d'avoir tout compris. Finalement même le 50 m crawl  où j'arrive à nager vite et à avoir une marge de progression, il me reste  encore pas mal de choses pour nager encore plus vite. Car je peux nager encore beaucoup plus vite".
   
Allez-vous prendre quelques jours de vacances avant de reprendre  l'entraînement ?
F.M "Je partirai peut être 4 ou 5 jours avant le stage de l'équipe de France  à Biarritz pour aller surfer et faire une dernière fête sur la côte basque. Je  ne suis pas un grand surfeur, j'ai appris l'année dernière avec mon coloc  Dorian (Gandin) et ça m'a plu tout de suite. J'arrive à monter sur la planche,  c'est déjà pas mal ! Et il me faut une grosse planche parce que je suis un  lourd. Mais pourquoi pas passer 3, 4 jours à Hossegor".

AFP