Frederick Bousquet papillon Mondiaux petit bassin Dubaï 2010
Frederick Bousquet en pleine action | AFP - ALAIN JOCARD

De l'or et du bronze pour les relais tricolores

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Le quatuor français - composé d'Alain Bernard, Yannick Agnel, Fabien Gilot et Frédérick Bousquet - a remporté la finale du 4x100m nage libre des championnat du monde en petit bassin, à Dubaï. Avec un chrono de 3'04"78, la France a devancé la Russie (3'04"82) et le Brésil (3'05"74). Le clan tricolore obtient là sa première médaille de la compétition.

Pour la première journée de compétition, l'équipe de France de natation a connu des fortunes diverses. Mais elle n'aura pas eu à attendre longtemps pour décrocher sa première breloque. En fin de journée, le relais masculin a ouvert les compteurs en remportant la finale 4x100m nage libre.Une finale où le jeune Yannick Agnel, dernier relayeur, s'est employé pour s'imposer devant la Russie et le Brésil. Les Bleus ont enfin réussi à s'imposer collectivement, après avoir glané les places d'honneur sans parvenir à monter sur la plus haute marche du podium, avec une deuxième place aux JO de Pékin et une troisième aux Mondiaux-2009.

Cette victoire est également une belle revanche pour le relais français qui, en août dernier, avait été battu par les Russes lors des championnats d'Europe à Budapest. "Ca vaut toutes les médailles, on allait souvent sur les podiums mais on  n'avait jamais gagné", a déclaré Alain Bernard après la course, sur l'antenne de  France 2. "On a nagé libéré, tous ensemble, c'est ce qui a fait notre force  aujourd'hui". "On est en train de trouver un équilibre tous ensemble et c'est de bon  augure pour la suite", a ajouté Fabien Gilot.

Dans la foulée, le relais féminin français (Camille Muffat, Coralie Balmy, Mylène Lazare et Ophélie Cyrielle Etienne) s'est paré du bronze à l'issue de la finale du 4x200m nage libre. Une course remportée par la Chine qui en a profité pour effacer le précédent record du monde de la distance grâce à un chrono de 7'35"94.

Un peu plus tôt, Hugues Duboscq avait connu une grande désillusion. En ne réalisant que le dixième temps des demi-finales du 100m brasse en 58"46, il n'avait pas obtenu son billet pour la finale. Alexianne Castel avait, elle aussi, échoué à se hisser en finale du 100 m dos suite à sa prestation en demi-finales en (9e en 58"49).

Déclarations :

Alain Bernard : "C'est une belle victoire. On a gagné à 4 ce soir et à 6 aujourd'hui. C'était  pas évident de prendre les choses en main dès la première place du relais mais  j'avais envie de voir ce que j'étais capable de faire et de me confronter avant  mes courses individuelles. On s'est vraiment focalisé sur nous-mêmes. Au final,  le relais a été très fort et Yannick a très bien fini, il a fait une super  course sur le plan tactique et physique. Il a su revenir. C'est exceptionnel ça.  On s'est dit qu'il fallait faire notre truc et qu'on oublie ce qui se passe aux  alentours. Et on oublie tout ce qui s'est passé avant. A chaque fois, on avait  tendance à échouer, on ne le fait pas exprès. Aujourd'hui, on a eu la volonté."

Yannick Agnel : "J'avais la rage. J'ai essayé  de la canaliser et de me concentrer sur le 100 m. Il y avait les compatriotes  qui étaient là pour ça. Même des nageurs d'autres pays. Je me suis vraiment  remobilisé. On avait tous vraiment envie de ce 4x100. Je suis content que ça se  concrétise et j'espère que ça va continuer dans les mois à venir. J'ai vraiment  essayé de faire au mieux. (Son élimination en séries sur 200 m) J'ai voulu gérer  le premier 100 m. Je pensais être à l'abri mais c'est un autre niveau. Je suis  averti et pour de bon."

Fabien Gilot : "On tient enfin cette belle  victoire, en équipe, constructive. Je pense que c'est le début d'une belle  histoire. On a réfléchi tranquillement à l'ordre le plus intelligent pour  chacun, pour que chacun soit dans une position de course où il est à l'aise,  selon nos qualités naturelles, à la façon dont on nage dans les vagues, posé,  plus énervé, plus calme, et on a essayé de concocter le meilleur relais  possible. Ne pas être favori ne nous a pas aidés. On a simplement appris de nos  erreurs."

Isabelle Trancoën