Mondiaux 2019 : La sensation Ariarne Titmus détrône la reine Katie Ledecky sur 400m !

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
Ariarne Titmus sur le 400m nage libre des Championnats du monde de Gwangju
Ariarne Titmus sur le 400m nage libre des Championnats du monde de Gwangju | AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

C'est la première sensation de ces Mondiaux ! La grande patronne de la natation Katie Ledecky a été battue sur 400m en finale des Mondiaux de Gwangju dimanche. La jeune Australienne Ariarne Titmus (18 ans) s'est imposée devant la recordwoman du monde. Le Chinois Sun Yang a pour sa part décroché son quatrième titre de champion du monde sur la même distance, en dépit des soupçons de dopage qui pèsent sur lui.

Un véritable crime de lèse-majesté. Katie Ledecky n'est plus la championne du monde du 400 mètres nage libre. Elle a été battue dimanche par la révélation australienne Ariarne Titmus, nouvelle reine à seulement 18 ans. Annoncée comme nouvelle concurrente de la nageuse quintuple championne olympique, Titmus a signé une course magnifique avant de conclure par 50 derniers mètres supersoniques. Elle devient la deuxième nageuse de l'histoire à descendre sous les 3'59". Une deuxième Américaine Leah Smith termine avec la médaille de bronze

Cette victoire, peu de monde l'avait vu venir. L'Australienne était certes devenue championne du monde du 400 lors des derniers Mondiaux en petit bassin l'an passé, record du monde en prime. Mais Katie Ledecky n'était pas dans l'eau ce jour-là. Elle qui n'avait jamais été battue sur 400 mètres en finale d'un grand rendez-vous était encore une fois attendue pour une moisson de médailles. Le 400 mètres devait être l'amuse-bouche. Il s'est transformé en une médaille d'argent presque indigeste.

Deuxième nageuse de l'histoire sous les 3'59"

Parti dans la vague de Titmus, l'Américaine de 22 ans a nagé à sa guise, en restant dans la retenue jusqu'à mi-course, avant de passer la vitesse supérieure. Le plan était bien rodé, le scénario comme cousu de fil blanc. Seulement, Titmus n'a jamais craqué. Ledecky a pris un temps la tête, semblant parfaitement lancé avant la dernière longueur. Le moment choisi par la jeune femme originaire de Tasmanie pour porter le coup de grâce. Avec un dernier 50 mètres exceptionnel, Titmus a réussi l'impensable pour l'emporter dans un temps canon, le record d'Océanie.

Ledecky n'avait plus été battue depuis 2017 sur une finale mondiale (Federica Pellegrini sur 200m). Elle se consolera en devenant la deuxième nageuse la plus médaillée de l'histoire en revenant à hauteur de Missy Franklin et Ranomi Kromowidjojo avec une 16e breloque.

Adam Peaty un peu plus dans l'histoire, le titre et la polémique pour Sun

Quelques minutes plus tard, un nouveau tourbillon a mis le feu à la piscine sud-coréenne tout juste remise du tremblement de terre Titmus. Adam Peaty a fait honneur à son statut. Archi-dominateur sur la brasse, le Britannique, champion olympique du 100m a remporté son troisième sacre mondial de rang sur la distance. Surtout, le Britannique a fait tomber son propre record du monde en devenant le premier homme à descendre sous les 57 secondes (56"88). A 24 ans, il s'impose un peu plus comme un des plus grands nageurs de l'histoire.

Et dire qu'avant l'Anglais, le record du monde était à 58"46… Mais depuis sa première marque historique, Peaty a réussi à faire passer son art à un niveau tout simplement exceptionnel. Son dauphin, le Chinois Zibei Yan pointe à 1,79 seconde, le Britannique James Wilby à 1,95 seconde. Un gouffre.

A sa manière, Sun Yang a également marqué l'histoire. Le nageur chinois a dominé la finale du 400 mètres nage libre. En 3'42"44, Yang n'a pas connu trop de frayeurs pour décrocher son quatrième sacre mondial, du jamais vu dans les annales de la natation sur cette distance. Il dépasse ainsi la légende australienne Ian Thorpe, qui comptait jusqu'alors également trois médailles d'or.

Cette performance pourrait toutefois être rapidement être effacée des livres d'histoire. Yang fait ainsi l'objet d'une enquête et est convoqué en septembre par le Tribunal Arbitral du Sport. Il devra se justifier d'un contrôle antidopage pour le moins suspect au cours duquel le Chinois a brisé son échantillon de sang avec l'aide d'un marteau selon un rapport de la Fédération internationale de natation. La FINBA avait toutefois dû blanchir le nageur pour un vice de forme, le permettant de prendre part à ces Mondiaux.

Deuxième du 400 mètres, l'Australien Mack Horton a d'ores et déjà exprimé sa protestation en refusant de poser sur la plus haute marche du podium avec le vainqueur du jour, puis quelques instants plus tard en se mettant à l'écart de Wang devant les photographes.

L'Australie s'est toutefois rapidement consolé en remportant notamment le relais féminin sur le 4x100 mètres en signant le deuxième meilleur temps de l'histoire.

Championnats du Monde de Natation