Florent Manaudou

Championnats d'Europe en petit bassin : Florent Manaudou replonge dans le bain de l'équipe de France

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Plus de trois ans après son retrait des bassins, Florent Manaudou retrouve l'équipe de France de natation cette semaine à Glasgow, pour les Championnats d'Europe en petit bassin. Une première grande échéance internationale pour le nageur tricolore et un premier pas vers Tokyo et les Jeux Olympiques 2020.

Pour revoir Florent Manaudou arborer le bonnet de bain floqué du drapeau bleu-blanc-rouge, il faut remonter au mois d’août 2016. Une deuxième place sur 50 m nage libre aux Jeux Olympiques de Rio et une énorme déception qui avait poussé le nageur français à prendre ses distances avec les bassins pour tenter l'aventure sur les terrains de handball.

Trois ans plus tard, de l’eau a coulé sous les ponts et revoilà Manaudou à la tête de la délégation Bleue qui défendra ses chances à Glasgow, pour les championnats d’Europe en petit bassin. A 29 ans, celui qui s'entraîne aujourd'hui en Turquie replonge dans le bain d’une compétition internationale avec un costume de candidat au titre sur 50 m nage libre, 50 m dos et 50 m papillon. Un costume qui n’a finalement jamais vraiment quitté sa garde-robe, tant Manaudou a impressionné depuis son retour dans les bassins.

Retour solide

La parenthèse handball terminée, sa première apparition sur une compétition en grand bassin au meeting de Rome en juillet dernier avait donné le ton d’un Florent Manaudou toujours habitué à nager vite : 21"72 sur 50 m nage libre, sa distance de prédilection, soit seulement trois dixièmes de moins que son chrono en finale des Jeux de Rio (21"41).

Un ballon d’essai qui a pris suite lors de l’International Swimming League, une ligue privée au casting XXL (Dressel, Proud, Ledecky, LeClos ou Sjöström notamment), qui fait de la natation un sport d’équipes et où Florent Manaudou est l’une des principales têtes d’affiche. De quoi rafraîchir le monde de la natation et permettre au Français d’assouvir ses désirs du très haut niveau. "Je ne suis pas revenu pour m’aligner aux interclubs ou aux championnats de France. Je suis de retour pour me confronter aux meilleurs", confiait Manaudou il y a quelques jours dans un entretien accordé à la Fédération française.

Un système qui le galvanise, et qui se répercute sur ses chronos. Pour sa dernière sortie à Londres, dans une piscine qui l’a consacré champion olympique du 50 m nage libre il y a sept ans, il a remporté le 50 m nage libre en 20"57, deux dixièmes devant le Russe Vladimir Morozov, qui sera l’un de ses principaux concurrents pour le titre européen cette semaine à Glasgow.

Des chronos qui légitiment de grandes ambitions à Glasgow, d’autant que Florent Manaudou a déjà montré qu’il était à l’aise avec le petit bassin en grande compétition. Pour sa seule participation à des championnats d’Europe à Chartres en 2012, il avait fait honneur à son statut de récent champion olympique en remportant cinq médailles d’or avec un titre sur 50 m nage libre et quatre en relais. Deux ans plus tard, aux Mondiaux de Doha, il avait éteint la concurrence avec trois titres et deux records du monde sur 50 m nage libre (20"26) et 50 m dos (22"22) qui tiennent encore aujourd'hui.

C’est donc toujours en roi du sprint en petit bassin qu’il débarque à Glasgow. Une première échéance internationale avant, évidemment, une possible finale olympique à Tokyo dans neuf mois. "J’y pense, mais pas tous les jours. (...) Je suis déjà hyper content d’être redevenu un nageur" assure-t-il. Sans détour et conforme à ses ambitions, il confirme néanmoins que ces championnats d'Europe ne sont qu'une étape. "Je suis content, mais je ne reviens pas pour disputer des Euro en petit bassin." Les bras et les jambes à Glasgow, mais la tête et l'esprit déjà tournés vers Tokyo.

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