Bob Bowman et Yannick Agnel
L'entraîneur américain Bob Bowman et le nageur français Yannick Agnel | DPPI - STEPHANE KEMPINAIRE

Bowman ne compare Agnel à personne

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Pour l'entraîneur américain Bob Bowman, nouvel entraîneur de Yannick Agnel, le champion olympique et champion du monde français "n'a besoin d'être comparé à personne". Pas même à Michael Phelps, qu'il a conduit à ses 18 titres olympiques. "Dans les moments clés, il a l'habitude de produire ses meilleures performances, ce qui est la marque de fabrique d'un grand nageur", a-t-il expliqué dans un entretien à l'AFP.

Est-ce qu'Agnel est le nouveau Michael Phelps?
Bob Bowman
: "Non, il est le premier Yannick. Il est assez similaire à Michael par  certains aspects: son approche mentale, son sérieux à l'entraînement, ce genre  de choses. Mais il est également assez différent et je pense qu'il peut exister  par lui-même. Il n'a pas besoin d'être comparé à quelqu'un d'autre... Dans les  moments clés, il a l'habitude de produire ses meilleures performances, ce qui  est la marque de fabrique d'un grand nageur".

Comment vous êtes vous rencontrés tous les deux?
B B
: "Il m'a contacté sur Twitter alors que j'étais dans un camp  d'entraînement au Colorado. Il a pris un vol pour venir me voir et m'a posé des  questions sur la façon de s'entraîner. Après l'avoir rencontré, j'étais  persuadé qu'il correspondait à notre programme et que peut-être nous pourrions  l'aider, donc on a décidé d'essayer (...). Tout le monde l'apprécie et il  semble heureux à l'entraînement".

Vous avez une réputation de coach ultra-exigeant, mais vous avez pris du  temps récemment pour vous consacrer à vos autres passions comme la cuisine, la  musique et les courses de chevaux. Le coach a-t-il changé ?
B B
: "Je pense être beaucoup plus patient et je suis bien moins (...)  agressif lorsque j'essaie de faire avancer les choses. J'ai plus d'outils dans ma boîte (...). Il existe de nombreuses autres façons de convaincre les gens de  faire des choses que de les forcer, même si cela pourrait être le moyen le plus rapide".

Au niveau international, vous conseillez la Turquie et Dubaï. Quelles  impressions vous ont laissé ces deux nations?
B B
: "Je suis surpris par leur potentiel. Il y a vraiment beaucoup de nageurs  de grand talent. Il existe des équipements, nous essayons d'en obtenir plus. Il y a des entraîneurs qui veulent réellement travailler très dur. Clairement, ils  manquent un peu d'organisation et c'est sur ce point que je tente de les aider".

Vous êtes toujours proche de Phelps, vous partagez d'ailleurs la propriété d'un cheval de course. Et on l'aperçoit souvent ici près du bassin. Peut-on s'attendre à son retour ?
B B
: "Il s'entraîne de temps en temps pour rester en forme. Il a arrêté de  s'entretenir pendant un an et il se sentait hors de forme, donc depuis six  semaines, je crois, il est revenu et a fait des séances. Je ne sais pas si ça  correspond à un retour. Je pense que si vous le voyez participer à un meeting,  alors vous saurez qu'il est de retour". 

AFP